Alhambra Palace of the Kingdom of Granada **** قصر الحمراء بمملكة غرناطة

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 Livre 2 : les prophètes

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Algador

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Pays/Country : France
Comté/County : Duché du Lyonnais Dauphiné
Village : Lyon

MessageSujet: Livre 2 : les prophètes   Ven Mai 23, 2014 5:37 pm

Citation :
Livre II: Les prophètes


Tome I : Elias

Chapitre I : Banylon


I. Les divinités sans vie


En ce temps là, les hommes étaient dispersés sur toute la terre, même celle au-delà des océans. Ils avaient tous des croyances différentes et adoraient plusieurs divinités sans vie. Ils étaient établis en tribus ou en clans. D’aucun ne se souvenait de Dieu et qu’il était leur créateur.

II. ELias

Or sur le delta du Nil, à l’aube des Empires et des nouvelles civilisations, naquit Elias fils d’humbles pêcheurs. Ses parents remarquèrent rapidement qu’il fut doté d’une grande bonté, d’une grande intelligence et d’un grand charisme.

III. La route vers l’est

La mère d’Elias fit un rêve ou Raphaëlle, porteuse de la conviction, lui apparut en ange et lui dit « Envoie ton fils s’instruire là où se construit une nouvelle civilisation. Qu’il parte vers le soleil levant muni d’une gourde et d’un bâton ».
Ainsi Elias partit en Mésopotamie à Banylon, une nouvelle capitale qui rejoignait deux fleuves, dont le fil était jonché de plaines verdoyantes et de vastes forêts. Le croissant formé par les deux fleuves était dit « abondant ».

IV. L’apprentissage

Il y avait là un peuple qui pratiquait une nouvelle écriture et Elias apprit l’écriture et plusieurs langues. Il lut quelques restes et morceaux de livre traduit d’un autre âge dont la signification lui échappait mais qui attirait toute son attention.

V. La réussite

Au fil du temps, Elias devient érudit. Il était riche et avait autant de mantels que de jours dans la semaine. Il avait plusieurs femmes et sa maison était spacieuse et faite de pierre. Une grande terrasse était ornée d’autant de colonnes sculptées qu’il y avait de divinités à louer.

Chapitre II : Le renoncement

I. Le malheur


Mais le malheur s’abattit sur la maison d’Elias et sa maison s’effondra. Ses champs, son atelier et son bureau brûlèrent. Ses femmes s’enfuirent avec ses enfants. Ils devint gravement malade et fut chassé de la ville car il avait la peste. Il se cacha dans une grotte pour mourir de honte et dans la fièvre de sa maladie, il se mit à délirer.

II. La vision

Alors Elias vit un homme et une femme venir à lui. L’homme lui dit :
« Je suis Oane et voici Hunne, ma femme. En vérité, tu sortiras de ta grotte avant ce soir pour voir le soleil couchant; mais avant il te faut lire le livre de l’enseignement de Dieu. »
Et les enfants d’Oane avancèrent dans la lumière, portant chacun le livre qu’ils avaient écrit. Lorsqu’ils le donnèrent à Oane, les livres ne furent plus qu’un. Alors, Oane remit le livre à Elias et lui dit :
« Celui-ci est écrit dans ta langue. ». Elias ouvrit le livre et lu.
Lorsque Elias eut finit de lire il était transfiguré. A ce moment Dieu lui apparut et lui dit : « Dis moi, Elias, qu’as-tu appris de ta maladie ? »
Elias répondit : « Qu’elle vaut mieux que la mort et que la guérison de l’âme enlève toutes maladies et nettoie de toutes plaies.»

III. Le coucher de soleil

Elias était guérit et quand il sortit de sa grotte il vit le soleil couchant. Alors il s’assit et pensa
« Il n’ y a qu’un Dieu qui mérite mon amour, c’est le père céleste qui depuis l’aurore m’aime sans relâche. »

IV. Le renoncement

A partir de ce moment Elias se détacha de tout ce qui faisait le désir et l’avoir et quitta toutes tentations. Il renia les divinités et la ville qui les abritait pour n’adorer que Dieu.
Alors il fit son vœu de renoncement et dit au caillou qu’il prit à témoin :
« Toi qui est rude et qui traverse le temps sans que le gel ne te fende ou que le feu ne te brûle, tu seras le témoin de mon serment :
Je renonce aux sept pêchés pour ne pratiquer que la vertu.
Je renonce à tuer toute forme de vie humaine ou animale.
Je renonce à fabriquer ou à acquérir tout objet qui pourrait enlever la vie à un homme ou un animal.
Je renonce à me battre, à voler, à spéculer et à pratiquer l’esclavagisme.
Je renonce à mentir, à maudire ou à insulter mes semblables.
Je renonce aux désirs de la chair et à trouver femme.
Je renonce à m’enrichir et je partagerais ce que j’ai.
Je renonce aux titres et je serais simple gueux.
Je renonce à me suffire et je partagerais mon savoir avec les autres. »
Puis, il glissa le caillou en poche et reprit son chemin.

Chapitre III : Jherousalem

I. L’autre vallée


Il remonta le fleuve et redescendit la colline pour arriver dans une nouvelle vallée qui côtoyait à l’ouest la mer du sud.

II. Le monastère

Là, Elias fit bâtir le premier monastère où la vie n’était que dévouement à Dieu. Il prêcha l’enseignement de la foi de Dieu et le renoncement qui guérissait les âmes pécheresses.
Son enseignement apportait le bonheur et le réconfort aux gens qui venaient l’écouter. Ainsi les hommes reconnurent dans l’enseignement d’Elias la foi originelle et ils pratiquèrent aussi le renoncement. Alors leur vie retrouvait un sens.
Les prières, arrivaient à Dieu porté par la foi des saints. Alors Dieu répondait, si bien que celui qui prie ne demande pas mais écoute.

III. La prophétie

Avant de mourir dans son monastère Elias dit : « Un nouvel âge commence pour l’homme, Celui des empires et des nouvelles civilisations. En mémoire de moi, je vous le demande, pratiquer et enseigner le renoncement afin de préserver la foi de Dieu.
Un autre viendra encore à vous pour confirmer ce que je vous ai dis et guidera vos âmes sur un chemin que dieu a gardé secret, celui du royaume de Dieu. »

IV. Les croyants

Bientôt, l’enseignement de la foi de Dieu avait réuni un peuple entier, convaincu de la véracité des révélations d’Elias. C’étaient les croyants. Ceux là, entreprirent de bâtir à nouveau un royaume, bien nommé « royaume du prophète », fondé sur le livre de foi révélé à Elias et sur la pratique du renoncement. La capitale de ce nouveau royaume avait pour nom Jherousalem.

V. Les empires

Mais sur ce temps, trois empires était nés, encerclant le jeune royaume et bientôt la vallée ou Elias avait bâtit son monastère fut le champs de bataille de trois puissantes armées. Les croyants furent fait prisonnier et devinrent des esclaves soumis aux trois empires.

VI. Les esclaves, prêcheur de Dieu

Comme les croyants pratiquaient la vertu et le renoncement, ils ne s’opposèrent pas à leurs nouveaux maîtres et gagnaient même leur sympathie. Si bien qu’il leur fut permis de continuer à pratiquer leur culte. C’est donc de la façon la plus modeste qu’il soit que les enseignements de la foi vrai de Dieu furent préservée au sein des grands empires qui faisaient la civilisation renaissante de l’homme.

Tome 2 : Christos

Chapitre I : Prélude

I. L’abnégation pour la foi


Deux mille ans passèrent après Elias et avant que Christos ne vienne au monde. Les croyants avaient traversé le temps en préservant l’enseignement d’Elias. Mais il restait en petit nombre et était pour la plupart encore des esclaves ou parfois simples vagabonds affranchis mais désoeuvrés.

II. Le prosélytisme

Ceux qui adoptèrent un comportement de prosélytisme furent considérés comme de vulgaires amuseurs publics et quand ils sermonnaient du jugement de Dieu on les qualifiaient de fou. Ceux là servirent aux jeux cruels qui divertissaient les païens et étaient mélanger avec les gredins pour servir d’hors d’œuvres à de féroces bêtes sous les « hola » d’une audience en délire.

III. Les affranchis

Pourtant certains croyants purent s’affranchir et, en gardant secret leur foi au Dieu unique, ils devinrent tour à tour paysans, artisans puis érudits.
Alors, pour grandir hors de la civilisation renaissante autant qu’avilissante, les croyants affranchis établirent des communautés religieuses dédiées à la foi du Dieu unique sous la forme de monastères. Là ils préservaient l’enseignement de la vrai foi révélée à Elias. Ces monastères s’établirent dans des endroits reculés, souvent perchés sur le flanc des montagnes.

IV. La fin de l’âge des empires et la civilisation renaissante

L’âge des empires et de la civilisation renaissante était en pleine gloire. A force de conquête des uns sur les autres, à leur insu, les hommes se rassemblaient peu à peu sous le même joug, celui des empires.
La civilisation avait considérablement évolué mais l’homme, lui, était resté le même ; aveugle à ses péchés et avait troqué le bonheur, qu’il soit de la foi ou de la bibine, contre l’oubli. Ainsi il s’épargnait le souci de devoir prendre conscience de sa condition.
C’est pourquoi peu se doutait que l’âge des empires touchait à sa fin et que les royaumes allaient bientôt renaître.

VI. Aristote

Cependant certains, parmi les hommes, eurent la sagacité de deviner l’avènement d’un nouvel âge. Parmi eux fut Aristote qui prouva l’existence du Dieu unique. Alors Dieu lui révéla les fondements de la foi. Ainsi les hommes qui l’écoutaient l’appelèrent Prophète et devinrent des croyants.


Chapitre II : La naissance et l'enfance de Christos

I. La situation


Or en ce temps là étaient mariés Giuseppe et Maria. Ils étaient vagabonds et vivaient en Judée. Ils étaient des croyants de la foi révélé d’Elias et s’étaient établis sur les terres du prophète Elias. En ce temps là, la parole d’Aristote était répandue sur l’ensemble de la vallée, mais sans être dominante sur le reste du monde. Il y avait même un temple dédié au Dieu unique et au prophète Aristote à Jerhousalem ainsi que des prêtres.
Jhérousalem était alors sous Tutelle de l’empire romain et le culte Aristotélicien était toléré.

II. Ca devait arriver

Par la nature des choses, Maria se retrouva bientôt enceinte.
Un jour que Maria faisait ses tresses et que Giuseppe mendiait à l’entrée de l’Eglise Aristotélicienne la plus proche, l’ange Gabriel lui apparut et dit :
« Maria, écoute moi, je suis la tempérance et je viens te dire que Dieu n’est pas en colère contre les hommes. Celui qui va naître de toi est depuis longtemps attendu des Saints qui porte la foi de Dieu. Tu l’appelleras Joshua et il sera Christos pour le monde ou l’ange de Dieu.
Sous ton peigne tu trouveras 90 écus. Dis à Giuseppe d’acheter une propriété et un champ de légumes pour bien nourrir l’enfant.
Peu après, Nazareth sera en peuplement, profitez en pour déménager et tentez d’empocher la prime de 40 écus au passage. »

III. Le Charisme de Joshua

Joshua naquit et grandit à Nazareth. C’était un enfant simple qui, dès son plus jeune âge, se contentait d’un caillou en poche pour s’amuser. Il grandit à Nazareth et fut élevé dans la foi de Dieu. Il apprit les révélations d’Elias, le livre des fondements, le Mythe aristotélicien et se passionna pour la vie d’Aristote.
Déjà jeune homme, lorsqu’il prenait la parole, tous faisaient silence pour l’écouter car ce qu’il disait avait du sens.
Un jour, un homme lui demanda :
« Jeune homme de bien, crois tu qu’un autre prophète viendra après Aristote ? Puisqu’il a déjà tout dit et expliquer. »
Joshua dit :
« C’est toi qui le dit, Aristote à tout expliquer et a prouvé Dieu, mais il doit encore venir un prophète qui révélera l’intention de Dieu. »
L’homme demanda encore :
« Et d’après toi, jeune homme de bien, quel est l’intention de Dieu ? »
Alors Joshua répondit :
« Crois tu que je suis le prophète qu’Aristote à annoncé pour me poser cette question ? »
A ces mots l’homme fut troublé et se tut car c’était ce qu’il croyait.


Chapitre III : Johan le baptiste

I. Le baptême de Joshua


Alors, Joshua entendit parler de Johan qui baptisait en amont, aux sources du fleuve. Là Johan avait fondé un monastère et il baptisait dans l’eau au nom du prophète Elias. Joshua décida d’entreprendre le voyage pour le rencontrer. Arrivé au monastère Johan l’accueillit et lui dit :
« Je sais qui tu es. Sois le bienvenu chez moi »
Et Joshua lui dit :
« Qui crois tu que je suis ? »
Johan répondit :
« Si tu ne le sais pas, tu devras l’apprendre. »
Et Joshua lui dit :
«S’il te plait, Baptise moi »
Alors Johan emmena Joshua aux sources du fleuve qui nourrissait la vallée. Il le baptisa et une colombe blanche vint déposer une auréole sur Joshua.

II. Samoth

De retour au monastère, Joshua rencontra Samoth, et se prit d’amitié pour lui. Samoth lui demanda :
« Pourquoi es tu venu ici ami ? »
Joshua lui dit
« En vérité, j’ai écouté la voix de Dieu et j’ai reçu le baptême. Maintenant, je suis de votre communauté. »
Samoth était étonné et lui dit d’un air interloqué :
« C’est tout ? Dieu ne t’a rien dit d’autres ? »
Joshua répondit :
« En vérité oui, Dieu m’a encore parlé et m’a dit que j’étais bien plus qu’un homme mais un ange de dieu. Alors je lui ai demandé si c’était pareil pour les autres. Et il m’a dit que oui, bien sûr. Il m’a aussi bien précisé de ne pas me prendre la grosse tête pour autant. »
Samoth lui dit :
« Ainsi, moi aussi, je serais un ange de Dieu ? »
Joshua dit :
« En fait oui. », et il rajouta : « Ca relativise pas mal de chose, pas vrai mon pote ? ». Puis il sourit à Samoth.
Samoth poursuivit :
« Si je suis un ange de Dieu, suivras tu mon conseil ? »
Joshua dit :
« Pour sur ! Mais laisse moi juger si il est bon. »
Samoth dit:
« Crois moi, va dans le désert, c’est là que tu trouveras les réponses à tes questions. »
Joshua était étonné et il répondit :
« Et comment sais tu que je me pose des questions ?»
Samoth dit :
« Tu n’as pas encore vu la mort, homme de bien, et notre monastère ne peut t’épargner de l’usure. N’as tu pas dit que toi et moi étions des anges de dieu ? Alors tu te poses au moins encore une question, celle de savoir ce que nous faisons dans ce corps charnel et pourquoi nous mourrons. »
Joshua dit : « Tes conseils sont bons l’ami, demain je partirais dans le désert. »


Chapitre IV : Le désert

I. Les tentations

Joshua se rendit dans le désert. Durant deux semaines il marcha en suivant le soleil. Lors de la troisième semaine, la lune apparut dans le ciel et chaque nuit un des esprits damnés venait tenter Joshua. Mais Joshua avait appris, de l’enseignement du prophète Elias, que seul le renoncement était la voie de l’âme. Il chassa donc les sept damnés, porteurs de péchés, de son esprit et de ses rêves ; et chaque matin son cœur vaillant lui indiquait de suivre le soleil.

II. Le signe

Alors, le jour suivant, au commencement de la quatrième semaine, une éclipse eu lieu à midi. Voyant cela Joshua s’arrêta et traça dans le sable un cercle autour de lui. Il dit :
« C’est ici que j’attendrais la réponse à ma question. Pourquoi devons nous vivre et mourir puis attendre ton salut avant de vivre à tes côtés, nous qui te louons sans relâche, Ô Dieu. »
La journée passa entière sans qu’aucune réponse ne se fasse entendre.

III. La flamme

Froide sont les nuits dans le désert et plus particulièrement celle qui commençait au point que Joshua ne pouvait trouver le sommeil tant il était transi. Alors une flamme apparue devant lui.
« Ange de Dieu, je suis la flamme qui réchauffe et soigne la misère, je suis ton père. Laisse moi venir en toi et tu n’auras plus jamais froid. »
Mais Joshua sentit l’embrouille et répondit :
« Va t’en créature sans nom, retourne au feu de la terre. Si tu étais mon père tu aurais répondu à ma question. »
La créature sans nom dit alors, sur un ton beaucoup moins agréable :
« Ne te crois pas quitte de moi. Quand viendra ta fin je saurai te prouver que c’est par orgueil que tu renonces aux tentations et tu regretteras de ne pas m’avoir montré plus de considération alors que j’étais venu t’aider. Si dieu ne te réponds pas sur la mort c’est parce qu’il t’a déjà condamné, toi et les autres. Crois tu pouvoir changer la destiné des hommes en te basant sur l’espoir ? »
Joshua répondit :
« Tu te trompes lourdement. Que connais tu de la fin des choses toi qui refuses d’accepter la tienne? »
Joshua dit encore :
« Mais en fait tu as répondu à ma question, je sais maintenant que la mort de l’âme existe et que c’est celle là qu’il faut éviter si l’on veut retourner à Dieu. »
Alors la flamme disparut soufflée par le vent et Joshua s’endormit.
Le lendemain, Joshua pris le chemin du retour, lorsqu’il arriva au monastère, quarante jours avaient passés.

Chapitre V : La pécheresse

I. Titus et Paulos


Alors Joshua dit :
« Je dois partir prêcher et annoncer la bonne nouvelle »
Samoth dit :
« Bonhomme, laisse moi te suivre. Titus et Paulos aussi veulent te servir. Nous croyons que tu es le nouveau prophète. »
Et Joshua dit :
« Qu’il en soit ainsi, ce sera plus agréable en taverne », et il sourit.

II. Natshata

En chemin, Joshua vit qu’on lapidait une jeune fille nommée Natshata. Il s’interposa et dit :
« Pourquoi brutalisez vous cette femme ? »
Un homme hargneux, empressé de lancer la pierre qu’il tenait serré, dit :
« Ecartes toi pauvre bougre si tu ne veux pas t’en prendre une ! »
Joshua dit :
« C’est toi le pauvre bougre ! Es tu si mal élevé pour ne pas répondre à ma question ? »
L’homme dit alors :
« Cette femme est pécheresse ! Et voici qu’elle a fait de son pêché un métier en ouvrant une douteuse taverne, si tu vois ce que je veux dire. Occupe toi de tes légumes maintenant et laisse nous laver l’infamie de notre village. »
Joshua dit alors :
« Où donc Aristote a-t-il dit qu’il fallait s’en prendre aux pécheurs de la sorte et qu’il vous appartient de juger? En vérité tu devrais souhaiter le salut de son âme car c’est aussi le tien.
Toi-même, n’as-tu pas péché avec cette femme ? Cette pierre, si tu la lances, c’est contre toi !»
Or Joshua disait vrai, et l’homme ne sut que dire si bien que les villageois estimèrent qu’il était plus sage de s’en retourner dans leurs chaumières.

III. Le Melhorament

Alors Natshata s’approcha de Joshua, se mit à genoux par trois fois en demandant sa bénédiction, puis elle versa sur ses pieds du parfum qu’elle répandit en frottant avec ses longs cheveux pour le remercier.
Joshua l’a bénit et dit à ses trois disciples :
« En vérité cette femme est plus digne de me suivre que le grand prêtre Aristotélicien du temple de Jherousalem. »


Chapitre VI : Le bon marchand ambulant

I. Le royaume de Dieu


Beaucoup d’homme entendait parler de Joshua et cherchait à le voir, alors ils allèrent à sa rencontre. Joshua prêchait de village en village entouré d’une foule de gens qui s’émerveillaient de la justesse de ses mots. Joshua disait :
« Je viens vous annoncer la bonne nouvelle. Le royaume de Dieu est là »
Un disciple demanda :
« Où ça ? »
Et Joshua répondit :
« Regarde donc autour de toi, le monde n’est il pas parfait en dehors du péché de l’homme? Cependant sur ce monde est tombé le mauvais, c’est pourquoi je vous annonce que ce monde, le soleil et la lune disparaîtront mais que Dieu a fait pour vous un nouveau monde qui accueillera vos âmes et où le péché ne sera plus. »
Le disciple insista :
« Où ça ? »
Et Joshua dit : « Dans le ciel, une étoile se fixera en un endroit précis et indiquera aux âmes où se trouve le royaume de Dieu. »

II. La parabole du marchand ambulant

Un autre disciple demanda :
« Bonhomme, que faut il faire pour rejoindre le royaume de Dieu »
Alors Joshua raconta une histoire :
« Un homme se fait agresser par un gredin sur la route, il est laissé pour mort. Un Marchand Ambulant passe alors qui s’arrête pour les soigner, il fait un détour pour l’emmener dans une taverne mais perd un jour de travail. De plus, pour que l’homme se remette sur pied, il laisse au tavernier quelques écus pour lui donner un repas à son réveil.
Qu’as-tu compris de ma parabole si je te dis qu’elle répond à ta question ? »
Le disciple dit :
« Que pour rejoindre le royaume de Dieu, il faut faire le bien »
Joshua dit :
« C’est juste. Et d’après toi, dans cette histoire, d’où vient le bien ? »
Le disciple dit :
« Ma foi, je dirais qu’il vient de l’acte gratuit du Marchand ambulant »
Joshua dit :
« Cette fois tu te trompes, c’est le gredin qui en faisant le mal et en laissant un homme pour mort, a permis à l’autre de faire le bien. »
Le disciple dit :
« Heu…je crois que j’ai compris ce que tu as voulu dire »
Joshua sourit gentiment et dit :
« Tant mieux car viendra le temps où il vous faudra différencier la nature du bien et celle du mal pour faire le bon choix. »

IV. La modération

Un autre demanda encore :
« Bonhomme, est ce le bien ou le mal de boire en taverne ? »
Joshua répondit :
« Ni l’un, ni l’autre. C’est la façon dont tu bois qui est bonne ou mauvaise. Mieux vaut boire de la tisane que d’être saoul mais mieux vaut offrir une tournée générale qu’un grand vent. M’as-tu compris disciple ? »
Le disciple répondit :
« Merci pour ta sage réponse Bonhomme, je n’avais jamais pensé que le bonheur des autres pouvait me rendre heureux. »
Et Joshua répondit :
« Aimez vous les uns les autres. »

V. Calandra, Adonia et Hélène

Alors Calandra, Adonia et Hélène, qui écoutèrent, choisirent de suivre Joshua et son enseignement car elle avait reconnu en lui le nouveau prophète. Ils étaient maintenant six compagnons autour de Christos pour continuer la route


Chapitre VII : La Pêche à Boulasse

I. Thanos et Nikolos


Alors,
Joshua et ses compagnons arrivèrent près d’un lac. Il y avait là Thanos
et Nikolos qui avaient acquit récemment une barque mais qui peinaient à
trouver une case au rendement acceptable.

II. La pêche

A la stupeur générale, Joshua se mit à marcher sur les eaux pour les
rejoindre et leur indiqua un endroit précis ou jeter le filet. Thanos
et Nikolos s’exécutèrent sans vraiment comprendre ce qu’il se passait
mais quand il remontèrent le filet celui-ci regorgeait de poisson
frémissant. Joshua dit :
« A chaque jour suffit sa peine. Faites moi une petite place, je vais rentrer en barque. C’est quand même plus reposant. »

III. La foi

Le soir ils mangèrent ensemble le fruit de la pêche miraculeuse et Thanos demanda :
« Bonhomme, comment fais tu ces prodiges ? »
Joshua répondit :
«
En fait, je ne fais rien qui soit impossible. La barque flotte aussi
sur les eaux et la terre ne coule pas au fond des océans. T’interroges
tu sur la nature du possible en regardant l’île au milieu de lac?
Ce
que tu crois possible l’est. C’est cela la vraie foi. Si tu veux
comprendre ce que tu as vu, demande toi si Dieu est possible. »
Alors
Thanos et Nikolos étaient persuadés que Christos était bien le nouveau
prophète qu’ils attendaient et ils se joignirent à lui.

IV. Daju

Daju,
qui avait l’habitude de se nourrir le soir des reliquats de poissons
que laissaient traîner les pêcheurs sur la plage, vit le groupe qui
festoyait. Il s’approcha et demanda :
« Z’auriez pas un p’tit reliquat pour un pauvre mendiant ? »
Joshua dit :
«
Mendiant tu l’es, mais pauvre, j’en doute. Qu’as-tu en poche ? ». Et
Daju rougit car il cachait une bourse pleine d’écus en poche.
Daju dit :
« Pardonne moi, car je suis un ancien gredin. Avec toi je ne ferais pas de profit et je paierais mon repas. »
Joshua dit :
« En vérité c’est ton profit qui me perdra. »
Personne
ne comprit ce qu’avait voulu dire Christos et Daju se sentait humilié.
Il prit sa bourse et la donna à Joshua en disant :
« Tiens prend ma bourse, je te l’ai dit, sur toi je ne ferais pas de profit. »
Joshua dit :
«
C’est moi qui te le demande, joins toi à nous. Garde ta bourse et nous
y joignons la nôtre. C’est toi qui t’occuperas désormais des économies
de la communauté. »
Alors Titus pris Joshua à part et lui dit :
« Méfie toi Bonhomme, un gredin reste un gredin, il n’est pas digne de confiance »
Et Joshua lui dit :
« Crois tu que je te ferais encore confiance si tu me reniais ? »
Mais Titus ne comprit pas de quoi parlait Christos.


Chapitre VIII : Le bon maïs de l'ivraie

I. Le cultivateur


Alors ils reprirent leur route et Joshua continuait de prêcher. Ils étaient neuf à accompagner Christos.
Un disciple demanda :
« Bonhomme, pourquoi Dieu va-t-il abandonner ce monde et en créer un nouveau »
Joshua répondit :
«
Un homme planta son maïs mais le soir son ennemi vint semé de l’ivraie.
Le lendemain, il s’en rendit compte mais pour ne pas abîmer le maïs il
laissa pousser l’ivraie aussi. Lorsqu’il fit sa récolte il coupa le
maïs et l’ivraie puis les sépara. Le maïs il le mit dans sa propriété
et l’ivraie il le brûla. As-tu compris disciple ? »
Le disciple dit :
« Honnêtement, non. »
Joshua dit :
«
Sur cette terre pousse le mal. Lorsque Dieu aura fini de créer son
royaume, il y fera venir les âmes pures et brûlera le reste. Le mal
sera à sa place, entretenant le feu éternel et ne pourra pas toucher,
ni même frôler, le royaume de Dieu. »

II. La récolte

Le disciple dit :
« Ca semble plus clair. Et dis moi Bonhomme, quand donc le royaume de Dieu sera t il prêt ? »
Joshua dit :
« C’est la bonne nouvelle que je suis venu annoncé, le royaume de Dieu est prêt. »
Le disciple dit :
« Mais pourquoi ne le voyons nous pas alors ? »
Et Joshua répondit :
«
Avec ce que tu sais, es tu sur de vouloir que Dieu mette fin au temps
dès à présent ? T’es tu posé la question de savoir qui du maïs ou de
l’ivraie tu serais si Dieu devais te juger ? »
Et le disciple dit :
« Il est sage de laisser à Dieu l’heure de la récolte. Tes paroles sont justes Bonhomme. »

III. Le cueilleur

Un autre dit :
« Bonhomme, que faut il faire pour se préparer à l’heure de la récolte ? »
Joshua dit :
«
Vous êtes aussi comme le fruit, il y a le bon et le pourri rongé de
l’intérieur par le ver. Si le cueilleur vient vous enlever à temps,
vous êtes de la récolte. Le temps n’est donc pas le même pour tout le
monde. »
Il dit encore :
« Aussi gardez vous de mentir, de volé,
de tuer pour quelques raisons que ce soit ! Ne le faites ni en pensée,
ni en parole, ni en acte. Soyez tolérant et humble et ne croyez pas
qu’il y ait de choses établies que la foi ne puisse transcender.
Préparez vos esprits à quitter votre corps en pratiquant le renoncement
d’Elias, sinon vous reviendrez à ce monde mauvais et risquerez d’y
rester.»

IV. Le miracle des miches de pain.

Joshua parla
longtemps et une foule en nombre l’écoutait des heures durant. Bientôt
tous les disciples qui écoutaient avaient faim et comme ils avaient
délaissés le travail pour écouter Joshua ils n’avaient pas de quoi
manger. Alors Christos prit une miche de pain et la rompit en deux.
Aussitôt voici qu’il avait une miche de pain dans chaque main. Il
recommença autant de foi que nécessaire jusqu’à ce que tous aient eu à
manger. Il dit :
« Cette nourriture est celle de l’esprit »
Après
avoir mangé une miche, bien que le pain n’apporte pas de « caracs »,
ils eurent tous une impression de boulasse et, d’un coup, voyaient
leurs « caracs » augmenter de vingt pour le reste de la journée. Ainsi
ils eurent quand même un bon emploi ou un bon rendement malgré l’heure
tardive.

V. Kyrène, Ophelia et Uriana

Kyrène, Ophelia et
Uriana qui avaient mangées du pain, comprirent que c’était le nouveau
prophète et elles se joignirent à lui. Christos était alors accompagné
de ses douze apôtres, six hommes et six femmes.

Chapitre IX : Nanare

I. Anna


Alors
on alla trouver Joshua pour dire que son copain Nanare était mort et
que ses sœurs le pleuraient beaucoup. Christos alla donc voir les sœurs
endeuillées. Quand il arriva, il dit :
« Où est Nanare ? »
Anna, la sœur aînée dit :
« Mais Bonhomme, Nanare est mort. »
Joshua la regarda et lui dit :
« Qui te l’a dit ? »
Etonnée, Anna dit :
« Nous l’avons enterré il y a trois jours »
Joshua était autoritaire :
« Mène moi à lui et demande qu’on retire la pierre qui ferme le sanctuaire où il repose. »
Troublée, Anna s’exécuta.

II. L’horloger de Dieu

Alors
Joshua entra dans la grotte. L’odeur fétide ne semblait pas
l’incommoder tandis que les autres s’éloignaient. On entendit :
«
Nanare, lève toi, je suis l’horloger de Dieu et je te redonne ton
heure. Ton âme est vivante et je la rappelle dans le temps, qu’elle
revienne à ce corps. Maintenant ! »
Et l’on vit Joshua comme exténué
sortir en tenant Nanare qui peinait à marcher. On retira les lambeaux
de tissus du corps de Nanare et on le lava, puis il mangea un peu.

III. Le Consolament

On
amena ensuite Nanare à Christos. L’assemblée était en cercle et Nanare
était au milieu, devant Christos. Il s’agenouilla et par trois fois lui
demanda sa bénédiction. Joshua lui dit :
« Je te bénis Nanare, le bon croyant, que Dieu te fasse Bonhomme et te conduise à bonne fin »
Nanare dit :
« Bonhomme, remets moi de mes péchés que mon âme soit pure et le reste. »
Joshua dit :
«
Je console ton âme en jetant tes péchés au feu. Après cette vie tu ne
reviendras plus au monde car tu es destiné à être un ange de Dieu »
Nanare dit :
«
Dorénavant, je pratiquerais le renoncement d’Elias. Mon souffle n’aura
d’envie que de louer Dieu et prêcher sa foi. Mon âme consolée est prête
à voir mourir ce corps. Dieu te bénisse Bonhomme pour tes bienfaits. »
Joshua lui remit alors un caillou et dit :
« Tu es Bonhomme Nanare », et il le serra dans ses bras.

IV. La fête

Après cela, Joshua dit :
« Faisons une fête »
Shara, la plus jeune sœur dit :
« Nous n’avons plus de bière Bonhomme »
Joshua dit :
« Et ces outres que je vois là bas »
Shara dit :
« C’est de l’eau Bonhomme »
Joshua dit :
« Tu te trompes c’est de la bière »
Et
lorsque Shara ouvrit les outres elle y trouva de la bonne bière bien
mousseuse et rafraîchissante. Ils firent la fête et avaient tous une
sacrée boulasse.


Chapitre X : Le temple

I. La célébrité


On entendit partout parler des prodiges de Joshua et tous les miséreux et les infirmes cherchaient à le rencontrer en espérant un miracle. Un jour, un aveugle et un paralytique arrivèrent à lui. Ils supplièrent le prophète de les guérir malgré l’insistance de Titus à les faire déguerpir. Alors Joshua dit sur un ton solennel :
« Toi l’aveugle, lève toi et marche ! Et toi le paralytique, ouvre les yeux et voit ! ».
Tellement content que le prophète leur avait parlé, les deux nigauds reprirent leur route en remerciant Christos et en le louant pour ses bienfaits.

II. La mauvaise nouvelle

Alors Joshua apprit que l’on avait occis Nanare pour effacer les traces de son prodige. Le regard de Joshua s’assombrit. Après une heure de réflexion il dit : « Allons à Jherousalem. »

III. La joyeuse entrée

Joshua arriva à Jherousalem, et au fur et à mesure qu’il avançait dans la ville avec ses douzes compagnons, les gens sortaient dans la rue en chuchotant, « c’est lui ! ». Puis certains vinrent le saluer et bientôt les femmes lui jetaient des fleurs. On le mit sur un âne et il traversa la ville en farandole.

IV. La colère de Joshua

Alors, Joshua se rendit au temple pour prier. Mais il fallait au préalable changer ses écus contre des médaillons à l’effigie d’Aristote pour donner l’aumône aux prêtres à l’intérieure du temple. Les Marchands étaient à leurs affaires car il spéculait sans vergogne sur le change. Pour la première fois, on vit Joshua se mettre en colère et il renversa toutes les échoppes en disant :
« Ceci n’est pas la maison de Dieu, c’est un vil marché parallèle et frauduleux que l’on devrait abroger par un décret municipal ! »

V. Le grand prêtre

Cela fit tant de bruit que le grand prêtre du temple sortit et dit :
« Qui es tu toi pour troubler ce lieu saint ? »
Et Joshua lui répondit sèchement :
« Qui es tu toi pour troubler ma colère ? »
Le grand prêtre dit :
« Je suis le grand prêtre, jeune idiot, tais toi ou je te t’emmène et je te livre aux romains. »
Joshua dit :
« Oseras tu venir me prendre ? Non car tu es lâche. Tu occis le mouton dans ton Eglise et tu spécule sur la foi. Aristote n’a rien dit de cela et moi je te dis que l’animal est ton égale. »
Le grand prêtre dit :
« Tu as blasphémé étranger, Aristote à différencier l’homme de l’animal. Je te ferais regretter ces paroles. »
Le grand prêtre se retira et les troupes romaines arrivèrent qui dispersèrent la foule. Tous les apôtres entourèrent Christos pour le sortir de ce qu’on peut qualifier « un sale pétrin ».
Tous ? Non, un manquait à l’appel, c’était Daju qui semblait s’être perdu dans la foule.


Chapitre XI : Le repas

I. La table


Alors, Joshua demanda qu’on prépare une salle à l’occasion d’un repas où il voulait rassembler ses apôtres. Lorsque tout fut prêt, il demanda à ses apôtres de s’installer autour de la table.
Daju rejoignit Joshua et les autres à ce moment. Titus lui demanda d’un air suspect :
« Hé toi, où étais tu quand Bonhomme était en difficulté ? »
Mais c’est Joshua qui prit la parole et dit :
« Laisse le tranquille Titus, c’est moi qui lui ai demandé d’aller chercher du pain et du lait pour le repas de ce soir. »
Et Daju sortit, du panier qu’il avait en main, quelques miches de pain et des bouteilles de lait qu’il déposa sur la table.

II. L’Apareillement

Avant le repas, chaque apôtre fit le Mélhorament au Bonhomme et Christos les bénit. Alors Christos prit le pain le bénit et dit :
« Voici le pain bénit de Dieu, il est comme mon âme et nourrit votre esprit ». Puis il en donna une miche à chacun et tous étaient étonnés parce que les miches étaient beurrées.
Puis il prit le lait, le bénit et le secoua et le lait se transforma en vin et il dit :
« Voici le vin, il est comme mon souffle et redonne l’ardeur à votre cœur ».
Sur la bouteille on pouvait lire « Beaujolais Nouveau ». C’était de la piquette mais comme personne n’avait encore goûté de ce breuvage, les apôtres le trouvèrent délicieux et aussi qu’il s’accompagnait à merveille avec le pain beuré.

III. Le besoin pressant

C’est à ce moment que Daju prétexta un besoin pressant pour sortir.

IV. La prière

Après le repas, Tous les apôtres étaient comme clairvoyants sur eux-mêmes. Ils demandèrent, un à un, la rémission de leurs péchés. Joshua dit :
« Voici que j’ai lavé vos âmes du pêchés. »
Il donna alors, à chacun, un caillou à qui ils prononcèrent le renoncement d’Elias et puis ils le mirent en poche.
Joshua dit :
« A présent vous voici Bonshommes et Bonnes femmes » et ils se serrèrent chaleureusement dans les bras.
Puis Joshua dit encore :
« Voici la prière du bon père que seul les Bonhommes et les Bonnes femmes ont droit de prononcer. »
Il prit un souffle inspiré et dit :
« Père saint, juste Dieu des Bonnes âmes, toi qui ne te trompas jamais, qui jamais ne mentis, qui jamais n'erras, qui jamais ne doutas afin que nous ne mourrions pas dans le monde de la créature sans nom, puisque nous ne sommes pas de son monde et qu'il n'est pas du nôtre. Apprends-nous à connaître ce que tu connais et à aimer ce que tu aimes. Ne nous soumet pas au feu de l’enfer mais réunit nous autour de la table et du pinard.»
Les apôtres étaient émerveillés par la prière de Joshua.

V. Le départ

Joshua extirpa les apôtres de leur béatitude et dit :
« Lorsque je ne serais plus parmi vous, vous ferez cela en mémoire de moi. »
Il parlait de l’Appareillement et de la prière du bon père.

VI. Le reniement

Titus dit :
« Bonhomme que veux tu dire ? Comptes tu partir sans nous prévenir ? » Il était inquiet.
Joshua répondit :
« Là où je vais, vous ne me suivrez que plus tard.»
Titus dit :
« Là ou tu iras, j’irais aussi Bonhomme ! »
Et Joshua lui dit :
« Avant le chant du coq tu m’auras renié trois fois Titus. »


Chapitre XII : L'arrestation

I. La trahison


Alors une troupe de soldat Romain entra à grand fracas dans la salle. Le centurion tenait Daju par le collet et dit :
« Alors Daju, désigne moi lequel de ces hippies est Joshua. »
Sans oser lever les yeux et regarder ses compagnons, Daju dit :
« C’est le barbu. »
Le centurion dit :
« Soit plus précis, crème d’andouille, je vois cinq barbus ! »
Mais Joshua se leva et dit
« Est ce moi que tu cherches soldat ? »
Alors les gardes romains se saisirent de Christos.
Pris de remords, Daju dit :
« Pardonne moi Bonhomme, je t’ai trahi et la douleur m’étreint le cœur. »
Joshua dit :
« Je te pardonne Daju car ton rôle était plus difficile que le mien, paix sur ton âme. »
Alors les romains s’en allèrent en prenant Christos.

II Le regard de Titus

Titus se mit en colère et attrapa Daju par le collet bien fermement. Il dit :
« Toi ! Je ne sais pas ce qui me retiens de te…. », Puis il relâcha Daju car il se rappela qu’il était Bonhomme et qu’il ne pouvait plus user de violence. Il lui remit sa chemise en ordre et dit :
« Va t’en te faire pendre ailleurs. »
Et plus tard, Daju s’exécuta. C’est que Titus était convaincant quand il vous perçait de son noir regard.
Puis, Titus dit aux autres :
« Je m’en vais suivre les soldats à distance et voir où ils retiennent Bonhomme. »
Et il partit dans la nuit noire.

III. Pierre Ponce :

On amena Christos devant Pierre Ponce, le gouverneur de Jherousalem. Ce dernier dit :
« Ainsi c’est toi le Bonhomme dont tout le monde parle. On dit que tu fais des prodiges ? »
Mais Joshua ne répondit pas. Alors Pierre Ponce dit :
« Tu as tort de faire la mule. Je n’ai rien contre toi et je peux t’apporter gloire et prospérité ou encore une mort atroce et certaine. »
Joshua dit :
« Tu ne peux rien m’apporter que je n’ai déjà. L’empire sur lequel tu assieds ta tyrannie est moribond alors que voici venir le royaume de Dieu. »
Pierre Ponce dit :
« Ainsi tu serais un rebelle qui veut amener un nouveau pouvoir ? Et quel est le chef de votre bande ? C’est toi ? »
Joshua dit :
« Le royaume dont je te parle n’est pas de ce monde et est celui de Dieu. »
Pierre Ponce dit :
« Essaye de m’aider jeune homme. Donne moi une bonne raison pour te pendre ; ou nie les accusations lancés contre toi, que je puisse te relâcher. »
Joshua dit :
« Pour rien au monde je ne voudrais prendre une décision à ta place. »
Alors Pierre ponce dit :
« Tant pis pour toi. Dis toi bien que ton petit jeu ne te mène nulle part jeune homme et qu’au mieux tu auras troublé ma digestion par tes paroles. »
Alors il le fit reconduire en cellule.

IV. Bar-Tabac

Alors Pierre Ponce fit venir le grand prêtre et lui dit :
« Grand prêtre, demain je ferais crucifier Bar-tabac, l’ignoble dealer, et Joshua. Mais comme je suis bon, je te donne la possibilité de gracier l’un où l’autre. Je ferais mention de ton choix au peuple. »
Sans hésiter le grand prêtre dit :
« Faites libérer Bar-tabac, il a encore une dette de 300 écus à mon égard. »
Et Pierre Ponce se lava les mains.

V. Le chant du coq

Alors, dans la nuit, la nouvelle de l’exécution prochaine de Christos se répandit à toute vitesse.
Titus était dans une taverne et il apprit la terrible nouvelle. Un de ceux qui étaient assis dit :
« Toi, je te reconnais, tu es un des apôtres de Joshua »
Titus dit :
« Pour sur que non, je ne sais même pas de qui tu parles. »
L’homme dit :
« Pourtant c’est bien toi, j’en suis sur. Tu es Titus. »
Titus répondit :
« Cela est faux ! Comment pourrais tu me reconnaître, j’ai une cagoule et des ray ban. »
L’homme dit :
« Moi aussi j’ai des ray ban, je suis l’aveugle que vous avez croisé l’autre jour et je reconnais une voix parmi mille autres. »
Titus dit :
« Une coïncidence, c’est tout ! »
Puis il paya sa chopine et s’en alla sans attendre plus longtemps. Lorsqu’il sortit de l’auberge le coq chanta et Titus pleura toutes les larmes de son corps.


Chapitre XIII : La mort de Christos

I. Le supplice


Comme tous les condamnés à la crucifixion, Joshua subit moult tortures ; en ce comptez les coups de fouets, la couronne d’épine et le mantel plein de poils à gratter. Cependant pas un de ses os ne fut brisé.
Alors, quand arriva midi, Joshua du porter sa croix jusqu’au « Grosbêta » la colline des suppliciés. Ceux qui voulaient l’aider, se faisaient piquer par les lances des soldats. Une foule de païen en délire se réjouissait de l’évènement. Les apôtres et une poignée de disciples suivaient le morbide cortège.
On crucifia Joshua.
Les païens autour de lui le raillaient et se moquaient.

II. Le dernier calvaire

Puis la flamme apparut à nouveau et dit :
« Sache que je suis le premier à regretter ce qui t’arrive. »
Joshua lui dit :
« N’as-tu pas compris ? Tu viens de perdre la bataille que t’a livrée Dieu. »
La flamme dit :
« Le crois tu ? Moi je n’ai vu que ton propre suicide. C’est ton orgueil qui t’a mené ici. Regarde là bas, ces femmes et ces hommes qui pleurent. Ce sont tes apôtres ! C’est ton père et ta mère ! Ce sont les sœurs de Nanare ! Et c’est même Natshata qui t’aime en secret.
Est cela que tu voulais apporter au monde ? Crois moi, Dieu est égoïste et ne pense qu’à lui en se jouant de nous. »
Joshua sentait doucement l’asphyxie le gagner. Il dit dans un souffle de souffrance.
« Je suis pour eux une fleur où ils vont butiner, et leurs larmes sont leur repentir. Regarde, il arrose la terre ou l’on m’a planté. C’est mon âme qui les nourrit et pas mon corps.
Toi, tu es mort, mais tu refuses de le croire. Pourquoi penses tu que tu n’as plus de forme? Je ne suis qu’un rêve pour toi et tu devra apprendre où est ta place et ce qui t’es dû. Crains mes Bonhommes qui te chasseront du cœur des hommes. »
La vie le quittait et chaque respiration était une douleur. Dans son essoufflement il dit encore :
« Bientôt, même tes sbires seront rendus à Dieu. Tu seras le Roi de l’enfer sans peuple car aucune âme ne pourra vivre chez toi. »
La flamme s’évapora dans un tourbillon. Et dans le sifflement du vent on entendit :
« Foutaîses ! »
Alors Joshua lâcha son dernier son souffle et mourut.


Chapitre XIV : L'ange de Dieu

I. Le caillou


L’on plaça la dépouille mortelle de Joshua dans une grotte funéraire. Après trois jours, Natshata sentit le besoin d’aller se recueillir sur la tombe de Christos. A son étonnement, la pierre qui scellait la tombe était déplacée et la tombe elle-même était vide. Il n’y avait plus qu’un caillou en lieu et place du corps de Joshua. Elle le prit et le mit en poche.
Alors un homme l’approcha et lui dit :
« Femme, que cherches tu ? »
Mais Natshata reconnut Joshua malgré que son visage était comme de lumière. Elle dit :
« Bonhomme, quelle joie de te revoir. »
Elle dit encore :
« Je venais te prier pour que ton âme me pardonne car je t’ai désiré plus que je ne t’ai écouté.»
Christos dit :
« Tu n’as pas désiré, tu as aimé. Tes pêchés sont remis. Tu écriras mon histoire pour les Bonhommes et les Bonnes femmes. Garde le caillou que tu as pris, c’était celui d’Elias, il t’enseignera la vie et le renoncement d’Elias. Cela aussi tu l’écriras car les monastères d’Elias disparaîtront, plus de mille ans, au profit de l’église de Titus. Tu joindras donc la vie d’Elias à la mienne dans ton texte.»
Alors, Natsacha, savait qu’elle était Bonne Femme.

II. Le cahier des charges

Les autres disciples et apôtres se cachaient pour ne pas se faire reconnaître. Alors Joshua leur apparut plein de lumière. Il dit :
« Vous n’avez rien à craindre car je vous bénis. Je vous donne le don des langues pour répandre la bonne nouvelle de part le monde. »
Il rajouta :
« Le temple sera détruit en trois jours. A ce signe vous reconnaîtrez la fin des empires. Alors, les royaumes renaîtront. »
Il dit encore :
« Vos larmes ont définitivement lavée vos pêchés. Toi aussi Titus, je sais que tu as pleuré. Mais pour te sauver d’avoir par trois fois menti, je te donne le dur labeur de remettre l’Eglise Aristotélicienne dans le droit chemin et d’en refaire les fondements. Oui, par le labeur d’une vie aussi je console ! Fais le bien du reste de ta vie Titus. »
Il s’adressa à Samoth :
« Samoth, toi qui est le fidèle des fidèles, donne un coup de pouce à Titus en faisant savoir au croyant Aristotélicien ce qu’ils doivent savoir. Tu écriras pour eux mon histoire dans ce que j’ai dit et qui prolonge le discours d’Aristote. Tu vivras vieux et je te reverrais avant que tu ne laisses ton corps à la terre.»
Il termina en disant :
« Soyez dans la joie car vous êtes des vivants. Moi je m’en retourne auprès de Dieu et je vous attends pour faire le tour du propriétaire. »

III. L’étoile du berger

Alors l’humble Joshua, fit appel à un ange mineur, voir médiocre, qui s’appelait Luya et qui devait le mener au ciel. Joshua grimpa sur son dos et il dit :
« Allez luya ! »
Alors il monta au ciel, passa la lune et le soleil sans s’y arrêter, puis se fondit dans le noir océan de l’univers.
Et à leur grande stupeur, les apôtres et les disciples virent soudain une nouvelle étoile brillante au milieu du ciel qui ne bougeait pas. Ils dirent ensemble :
« C’est l’étoile du Berger qui guide les âmes au royaume de Dieu. »


IV. Epilogue

Ainsi furent les choses que j’ai vue et entendue, Moi Natsacha, faite bonne femme par Christos, premier ange de Dieu.
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Livre 2 : les prophètes
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