Alhambra Palace of the Kingdom of Granada **** قصر الحمراء بمملكة غرناطة

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 Al Alcazar

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Sidhi

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MessageSujet: Al Alcazar   Sam Avr 26, 2014 6:01 am

Bonne nouvelle on m'a donné un nouveau mot de passe du fofo du palais de mon feu père. Je peux de nouveau y accéder.
Petit souci certaines images n apparaissent plus dont mon entête du fofo, je ne sais pas d où ça vient, si quelqu un a une idée!

Je vais y faire un peu de ménage. Il y a une bibliothèque bien fourni. J y avais même réunis pas mal de live sur les religion RR (averoïsme, aristotélisme, catharisme et spinozisme + des ouvrages plus esotériques notamment le soufisme que je nomme rûmisme dans les RR, du nom du grand sage Rûmi.

Je vous file le lien:  http si ça vous dit d'y jeter un oeil!

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Saladin
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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Sam Avr 26, 2014 11:29 am


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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Sam Avr 26, 2014 1:57 pm

Merci! Wink
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lallasamara

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Sam Avr 26, 2014 10:29 pm

Sid, as-tu gardé des contacts avec certaines des personnes qui fréquentaient l'Alcazar?
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lallasamara

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Lun Avr 28, 2014 10:15 am

Là où je voulais en venir, c'est que l'on pourrait peut-être voir si les personnes qui fréquentaient l'Alcazar sont toujours vivantes afin de leur proposer éventuellement de rejoindre notre Communauté puisqu'ils s'interressaient à ce monde. Même s'ils ne souhaitent pas forcément rejoindre Arles, le fait que certains puissent fréquenter ce Palais serait sûrement un plus. Sala avait essayé par un moment d'avoir plus de contacts avec l'Alcazar, mais l'endroit était déjà sans vie  Very Happy
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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Jeu Mai 01, 2014 5:10 am

Oups désolé Samara pour ma réponse tardive. Je devrai descendre au salon de thé plus régulièrement!  Laughing 

Je peux essayer de voir si certains sont encore en vie et les contacter! Wink
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lallasamara

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 02, 2014 9:46 pm

Lol, Pas de soucis Sid, ce retard m'a bien fait rire!  Very Happy  Il parait qu'un de nos particularismes méditerranéens se nomme "lenteur". Peut-être que ce n'est donc pas simplement un stéréotype Razz  Encore un jour ou deux, et tu aurais surpassé mon frère Suleyman!  Very Happy
Tiens-nous au courant si certains répondent à l'appel
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Algador

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Dim Mai 04, 2014 10:12 pm

Sid, j'aimerais bien récupérer les Livres de l'Alcazar ou des copies pour la bibliothèque de l'université. Je suis entrain de l'enrichir. Peux-tu m'en faire des copies ou m'indiquer le chemin pour les récupérer?  Very Happy 
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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Mer Mai 21, 2014 5:49 pm

Lesquels veux tu?
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Algador

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Jeu Mai 22, 2014 11:12 pm

ceux de l'averoïsme, de l'aristotélisme, du catharisme et du spinozisme. Le Rumisme est-il répandu? Enfin déja ceux là et on verra aprés pour le soufisme. (Je suis à la bourre, j'ai pas fini de copier l'Al Aquida mais je suis entrain ^^)
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Esposito
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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Jeu Mai 22, 2014 11:17 pm

On à un Grenadin spinoziste qui va nous rejoindre prochainement, j'espère qu'il pourra fournir la bibliothèque en ouvrages précieux.

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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 5:15 am

@ Espo: j ai ces ouvrages! Wink

@ Algador: Soufisme IRL = Rûmisme IG ... pas répandu car créé par moua!  Laughing  pour le RP de ma marionnette! Wink

Alors pour les ouvrages sur l avéroïsme, il existe le Kitab al Nour (Révélation). C'est le texte principal et unique IG je crois mais je crois que Saladin te l'a transmis. J ai le souvenir de l avoir vu!
Ensuite il existe le Kitab al Nour (Commentaires): Je ne sais de qui sont ces commentaires... qui est ce Abú Al-Walìd Ibn Ruchd? Je me demande si ce n'est pas un joueur d'une marionnette lion de Judas IG! Peut être devrions nous lancer un débat à ce sujet à la section religion...
Je te place malgré tout ici les textes complémentaires que j ai recueilli sur l'Avéroïsme

Citation :
- Kitab al Nour (Commentaires):

- La Divination -

Livre 8 : du Ciel, des Astres et des Signes, Verset 12 :
" Il enverra parmi vous un être capable de lire ses signes. Et la lune, et les étoiles, et les planètes seront la Vérité future. Et il comprendra les présages et il parlera aux oiseaux et il lira dans les cartes et dans les entrailles des animaux "


Traduction extraite du Kitab-el-Nour :
Moi, Abú Al-Walìd Ibn Ruchd, que les fidèles appellent Averroes, paix et salut. Voici ici l'enseignement que je porte à ta connaissance. Fais-en un usage irréprochable.

L'Unique a confié à des personnes la capacités de voir le destin : ce sont les Gardiens de la Foi. La mantique est alors l'apanage d'un groupe qui a décidé de consacrer sa vie au prêche et à la diffusion de la Foi Averroïste. Que ces gens soient bénis de l'Unique.

Le mot " oracle " désigne le message envoyé par l'Unique, mais aussi la personne qui transmet la parole divinatoire. Grâce à celui qui est clairvoyant. L'oracle permet de définir ce qui est bon ou non pour l'ensemble des Fidèles. Ainsi, le Gardien sait quel est l'emplacement d'un temple, la date de la Dakala, défendre les gens à la guerre...

Cela libère l'homme de l'indécision et de l'appréhension puisque le destin est soumis à la volonté de l'Unique. Mais il arrive qu'Il veuille favoriser l'action de ceux qui Lui sont fidèles. Il a parfois donné la victoire aux siens. Il a aussi donné la victoire aux infidèles pour éprouver la Foi des Averroïstes. Telle est Sa Volonté. Et nul ne peut y échapper.

Moi, Averroes, je recommande que l'oracle soit pris avant les cérémonies religieuses. Que le Fidèle qui doute vienne consulter le Gardien de la Foi qui pourra l'aider. Que l'infidèle se détourne de cette science qui ne lui est pas réservée.

Ainsi la voulu l'Unique. Qu'il en soit ainsi.


Les Gardiens de la Foi sont donc prédestinés à la divination. Très jeune, on détecte chez eux ce talent.

Quand un enfant parle : " Je ne veux pas manger ma soupe ", il ne faut en aucune façon le forcer puisque s'il prononce ces mots c'est qu'il sent autour de lui une menace importante : " Tu seras privé de dessert ". Et éprouver ainsi une sensation aussi précise du danger à venir est la preuve qu'il réagit non d'instinct mais parce qu'il est inspiré par l'Unique.

Ainsi, le Gardien de la Foi sera initié très vite à une école de divination de son choix. Il s'y spécialisera par méditation, étude et réflexion personnelle. Il s'y adonnera de manière régulière. L'objectif premier est de répondre aux interrogations des Fidèles, mais aussi à celles qui peuvent concerner l'ensemble du groupe.

Il est à noter que l'oracle demande souvent à être interprété.
Le clerc n'est que le porteur du message et non son créateur. Et jamais, au grand jamais, un Gardien de la Foi ne s'avisera de dire : mon oracle est certitude ! L'Unique est espiègle et se joue de temps en temps de ses créatures.


- L'Hashishin -

Traduction extraite du Kitab-el-Nour :
Moi, Averroes, vous annonce ceci pour que vous en preniez conscience.

La communauté est sans cesse menacée et s'est donnée les moyens de se défendre. D'une part par la parole. D'autre part par les armes. Parmi les hazams, se trouvent les meilleurs d'entre eux que nous nommons Hashishins.

Ces hommes et ces femmes répondent à un code de vie très strict, c'est un honneur que d'être ce qu'ils sont. Celui qui choisit cette juste voie est prêt à donner sa vie pour sa Foi en L'Unique, béni soit son nom, mille et mille fois.

L'Hashishin n'a pas peur de la mort et prépare son esprit, jour et nuit, pour ce moment. Quant il se trouvera au carrefour de plusieurs chemins, il ne doit pas penser à atteindre un objectif ; ce n'est pas le moment de faire des plans. Puisque tous nous préférons la vie à la mort et si nous nous raisonnons, si nous faisons des projets nous choisirons la route de la vie.

Mais si le Hashishin manque le but et reste en vie, en réalité il sera un couard et mérite d'être déshonoré. Ceci est une considération importante. Mais si le Hashishin meurt sans atteindre un objectif, sa mort pourra être la mort d'un chien, il n'y aura aucune tâche sur son honneur. Car dans le code du Hashishin, l'honneur vient en premier, mais aussi le sacrifice envers sa communauté.

En conséquence, que l'idée de la mort soit imprimée dans son esprit chaque matin. Et quand sa détermination de mourir en quelque moment que ce soit aura trouvé une demeure stable dans l'âme, il aura atteint le sommet de la perfection et l'Unique l'accueillera au Jardin des Délices.

En vérité, je vous le dis. Respect aux Hashishins !


- Lion Averroïste -

Traduction extraite du Kitab-el-Nour :
Moi, Abú Al-Walìd Ibn Ruchd, que les fidèles appellent Averroes, paix et salut. Voici ici l'enseignement que je porte à ta connaissance. Fais-en un usage irréprochable. Par le lion ailé, l'Unique a choisi de m'adresser sa parole. Je me suis longtemps demandé quelles en étaient les raisons.

Pourquoi un lion, et non le l'Unique en personne ? Pourquoi cette bête, ce roi ? Et pourquoi un lion irréel, avec une paire d'ailes ?
Ceci je réponds ou je tente de répondre. Puisque le Fidèle doit connaître le point de vue et l'état d'esprit de celui qui fut l'élu. L'Unique ne se présente pas à nous car il ne le fera qu'au jour du Jugement Suprême où les hommes seront séparés entre les bienheureux et les malheureux.

On ne peut voir l'Unique puisqu'il est pureté et que notre âme n'est pas suffisamment vertueuse pour s'en approcher. Il est invisible puisque l'homme ne peut voir la perfection. Enfin, il est indiscernable car tel est son bon plaisir. Et l'Unique s'est diverti en envoyant un pareil intermédiaire entre Lui et le Messager.

Il a choisi le lion car il est le plus merveilleux des animaux. Sûr de lui et fier, est ce qu'il est. Il protège sa famille et règne sur la Création. Il est redouté et redoutable. Au final, il a doté ce lion d'ailes car comment aurait-il pu faire le voyage depuis le Soleil s'il n'en avait pas été doté ?

Désormais, le lion ailé est le symbole de la communauté. C'est par ce lion qu'est venu le Message et c'est lui qui annoncera le Jugement Suprême. Que la force du lion et son courage nous habitent tous, quel que soit notre rôle au sein de l'Alliance, que son souffle illumine nos pensées, que ses paroles aident nos pas et nos actes.

En vérité, je vous le dis. Mieux vaut vivre une journée comme un lion que des années comme un mouton.

Citation :
- textes postérieurs

- LIBER LEONIS -

C'est une série de sentences écrites par Fra Dolcino semble-t-il peu de temps avant sa mort en 1307.
Les thèmes abordés font référence au culte de la violence et du martyr ainsi qu'à la guerre sainte. Il se base sur des interprétations personnelles des livres saints mais s’appuie aussi sur une très ancienne tradition ésotérique qui remonterait aux premiers Patriarches cités dans le Livre des Vertus aristotélicien.
Ces courtes phrases sont écrites à la façon des prophètes et laissent donc à penser qu’elles sont inspirées de Dieu.

Citation :

LIBER LEONIS

1. Tout ce qui est dans les cieux et la terre glorifie le Très Haut. Et c'est Lui le Puissant, le Sage. Il fait pénétrer la nuit dans le jour et fait pénétrer le jour dans la nuit, et Il sait parfaitement le contenu des coeurs.

2. Ceux qui ont cru en l’Unique et en Ses Trois messagers ceux-là sont les grands véridiques et les témoins auprès de l’Unique. Ils auront leur récompense et leur lumière, tandis que ceux qui ont mécru et traité de mensonges Nos signes, ceux-là seront les gens de la Fournaise.

3. Des Trois Messagers, Aristote est le premier. Que son nom soit loué éternellement. Il enseigne la Connaissance pour la plus grande gloire du Très Haut. Christos est le second, grâce lui soit rendu. Il apporte le Pardon. Averroes est le dernier, béni soit-il. Il est celui qui clôt le cycle et qui offre le substantiel.

4. Nous avons envoyé les Trois Messagers avec des preuves évidentes, et fait descendre avec eux les Livres et la balance, afin que les sicaires établissent la justice. Et Nous avons fait descendre le fer, dans lequel il y a une force redoutable. Ainsi le Très Haut reconnaîtra qui, dans l'Invisible, défend Sa cause et celle des Messagers.

5. Le jour où les hypocrites, hommes et femmes, diront à ceux qui croient : «Attendez que nous empruntions de votre lumière», il sera dit : «Revenez en arrière, et cherchez de la lumière». Et alors, on élèvera entre eux une muraille ayant une porte dont l'intérieur contient la miséricorde, et dont la face apparente a devant elle le châtiment.

6. Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, de prendre enfin les armes et avec humilité devant le nom du Très Haut se lever contre le mécréant ? Car ceux qui mourront par le sabre au nom du Très Haut auront une grande récompense. Les combattants en auront une plus grande encore que ceux qui restent dans leurs foyers.

7. Et le sabre est l’âme du combattant et quand l'homme qui parle est armé d'un sabre, c'est le sabre qu'il faut entendre et non l'homme. Le droit est un sabre tranchant. C’est par la guerre que les croyants imposeront leurs idées aux incroyants. Et en vérité je vous le dis, il n’existe pas de plus grand bonheur que le martyr.

8. Quand vient la guerre sainte, le vrai combattant de la foi doit se porter au-devant des flèches ennemies sans faire cas de sa vie. Et s'il vient à périr, il mourra en souriant car les portes du Ciel lui sont ouvertes.

9. Un homme seul ne peut rien, il lui faut l'appui de ses semblables pour arriver là où il doit aller. Et c’est ainsi qu’à la guerre, les fidèles doivent aller ensemble vers la Lumière.
10. Et au mécréant nulle pitié ne doit être accordée. Car son sort est funeste et nul salut n’est possible. Ses oeuvres sont comme le mirage de la plaine. S’il a soif, il prend cela pour de l'eau jusqu'à ce qu'il y arrive et ne trouve rien.

11. Aujourd'hui donc, on n'acceptera de rançon de ceux qui ont mécru. Leur asile est le Feu. C'est lui qui est leur compagnon inséparable. Et quelle mauvaise destination !

12. Hâtez-vous vers le martyr afin d’atteindre un Paradis aussi large que le ciel et la terre, préparé pour ceux qui ont cru dans les Paroles du Très Haut et des Trois Messagers. Telle est la grâce de Dieu qu'Il donne à qui Il veut.

13. Sachez que l’Unique redonne la vie à la terre une fois morte. Et ainsi en fera-t-il pour celui qui accepte le martyr. Qu’il parte l’âme reposée car l’éternité lui est acquise. Le lâche meurt plusieurs fois avant sa mort, le brave ne goûte jamais la mort qu'une fois. Et celui-là aura la vie éternelle.

14. Et la grâce est dans la main de l’Unique. Il la donne à qui combat et meurt en son Nom. A celui qui meurt par le glaive, Il donne le choix de revenir à la vie ou de comparaître pour le Jugement. Qu’il soit prêt. Le Très haut sait récompenser ceux qui marchent dans le chemin de Dieu. Et Il châtiera ceux qui ont mécru. Voilà le sort. Qu’ils le goûtent !

15. Ô Vous qui avez cru ! Craignez de l’Unique et croyez en Ses Messagers pour qu'Il vous accorde deux parts de Sa miséricorde, et qu'Il vous assigne une Lumière à l'aide de laquelle vous marcherez, et qu'Il vous pardonne, car l’Unique est magnanime.

- LES 52 -

Il s'agit là d'un texte contemporain écrit par Izaac, sicaire du Lion de Juda et colombophile acharné à ses heures perdues. C'est une réflexion sur la foi réformée, le pape et le pouvoir. Ce texte a une portée significative, servant souvent de point de référence aux communautés réformées de part les royaumes.


Citation :
Au nom du Très Haut, Amen.

1. Il n’est de Dieu que Dieu.
2. En disant : « croyez en moi », le Très Haut a voulu que la vie entière des fidèles fût l’antichambre du Ciel.
3. Cette parole ne peut pas souffrir des prescriptions d’une Autorité, telles qu'elles sont exigées par le prêtre et le seigneur. Aucune prescription d’Homme n’est légitime.
4. Le Très haut transmet ses commandements par les rêves et par le verbe.
5. C’est pourquoi le vrai croyant doit se défier de ceux qui usurpent la parole divine, et ce jusqu’à l’entrée dans le royaume des cieux.

6. Le pape ne peut remettre le salut de sa propre autorité ou par l'autorité des canons.
7. Le pape ne peut se placer comme intermédiaire entre les hommes et Dieu. S’il le fait, il méprise le pouvoir du Très Haut et entraîne les hommes qui le suivent dans son péché.
8. Dieu interdit à l’Homme de s'humilier et s'abaisser devant un prêtre.
9. Les prêtres agissent mal et d'une façon inintelligente.
10. Les dîmes et autres privilèges du clergé sont illégitimes.

11. La mort délie de tout.
12. Une piété incomplète, un amour imparfait donnent nécessairement une grande crainte au mourant. Plus l'amour est petit, plus grande est la terreur.
13. Cette crainte, cette épouvante suffit déjà, sans parler des autres peines, à constituer la peine dans l’Au-delà, car elle approche le plus de l'horreur du désespoir.
14. Il semble qu'entre l'Enfer et le Ciel il y ait la même différence qu'entre le désespoir et la sécurité.
15. Il semble que chez les âmes fidèles, l'Amour doive grandir à mesure que l'horreur diminue.

16. Il ne paraît pas qu'on puisse prouver par la raison et par Aristote que les âmes soient parfaitement assurées de leur béatitude.
17. C'est pourquoi les prédicateurs se trompent quand ils disent que les messages du Pape délivrent l'Homme de toutes les peines et le sauvent.
18. Ainsi ces magnifiques et universelles promesses accordées à tous sans distinction, trompent nécessairement la majeure partie du peuple.
19. Le même pouvoir que le Pape peut avoir, chaque évêque le possède en particulier dans son diocèse, chaque pasteur dans sa paroisse. En le suivant, l’âme se perd.

20. Le Pape ferait bien de ne pas donner aux âmes le pardon en vertu du pouvoir de clefs qu'il n'a pas.
21. Ils prêchent des inventions humaines, ceux qui prétendent qu'aussitôt que l'argent résonne dans leur caisse, l'âme s'envole vers le Ciel. Les dîmes sont donc hautement illégitimes.
22. Ce qui est certain, c'est qu'aussitôt que l'argent résonne, l'avarice et la rapacité grandissent. Quant au suffrage du Ciel, il dépend uniquement de la bonne volonté du Très Haut.

23. Nul n'est certain de la vérité de sa contrition ; encore moins peut-on l'être de l'entière rémission.
24. Il est rare de trouver en ce monde, aujourd’hui, un homme vraiment pénitent.
25. Ils seront éternellement damnés avec ceux qui les enseignent, ceux qui pensent que les raisons d’Aristote seules, leur assurent le salut.

26. On ne saurait trop se garder de ces hommes qui disent Aristote comme le don unique et inestimable de Dieu par lequel l'homme est réconcilié avec lui.
27. Car les Grâces ne s'appliquent par aucune lois établies par les Hommes.
28. Ils prêchent une doctrine périlleuse, ceux qui enseignent que pour le rachat des âmes, la contrition n'est pas nécessaire.
29. Tout fidèle vraiment contrit a droit à la rémission entière de la peine et du péché, même sans le mot du Pape ou de ses serviteurs.

30. Tout vrai fidèle, se doit de se détourner de participer à l’enrichissement de l'Église d’Aristote, par quelques moyens que ce soit.
31. Néanmoins il ne faut pas mépriser celui qui se tourne vers le Très Haut, même tardivement ; car il est une déclaration du pardon de Dieu.
32. C'est une chose extraordinairement difficile, même pour les plus habiles théologiens, d'exalter en même temps devant le peuple la puissance de l’Eglise et la nécessité de la contrition.

33. Il faut enseigner que l'intention du Pape ne saurait être comparée en aucune manière aux Oeuvres de miséricorde.
34. Il faut enseigner que celui qui donne aux pauvres ou prête aux nécessiteux voit s’entrouvrir les portes du Ciel.
35. Car par l'exercice même de la charité, la charité grandit et l'homme devient meilleur.

36. Il faut enseigner que celui qui voyant son prochain dans l'indigence, le délaisse, ne s'achète que l'indignation de Dieu.
37. Il faut enseigner que le devoir est d'appliquer ce qu’il a aux besoins de sa maison plutôt que de le prodiguer à enrichir les clercs et les seigneurs.
38. Il faut enseigner que le croyant ayant plus besoin de prières que d'argent demande, plutôt de ferventes prières que de l'argent.

39. Ce sont des ennemis du Très Haut, ceux qui interdisent la prédication de la parole de Dieu.

40. Les trésors de l'Église ne sont ni suffisamment définis, ni assez connus du peuple.
41. Ces trésors ne sont que des biens temporels ; et loin de distribuer ces biens temporels, les prédicateurs en amassent plutôt.
42. Averroes a dit que le trésor du Très Haut est le très saint Livre de la gloire et de la grâce de Dieu. En cela il a parlé le langage de son époque.
43. Ce trésor est avec raison un objet de haine car par lui les premiers deviennent les derniers.
44. Nous disons sans témérité que les trésors de l’Eglise d’Aristote et de ses serviteurs zélés, doivent avec raison être recherché par le croyant ; car par lui les derniers deviennent les premiers.

45. Maudit soit celui qui parle contre la Vérité Du Très Haut.
46. Mais béni soit celui qui s'inquiète de la licence et des paroles impudentes des prédicateurs de Rome.

47. Dire que la croix ornée des armes d’Aristote est icône du Très Haut, c'est un blasphème. Le Très Haut n’a pas d’image. Il est le Verbe de toute chose.
48. Les croyants qui laissent prononcer de telles paroles devant le peuple en rendront compte.

49. Quelle est cette nouvelle sainteté qui, pour de l'argent, délivre une âme, tandis qu'on refuse de délivrer une autre, par compassion pour ses souffrances, par amour et gratuitement ?
50. Et encore : pourquoi le Pape n'édifie-t-il pas ses basiliques de ses propres deniers, plutôt qu'avec l'argent des pauvres fidèles, puisque ses richesses sont aujourd'hui plus grandes que celles de l'homme le plus opulent ?
51. Encore : ne serait-il pas d'un plus grand avantage, si le Pape les distribuait cent fois par jour et à tout fidèle ?

52. Qu'ils disparaissent donc tous, ces faux prophètes qui disent au peuple : « Paix, paix ! » Malheureusement, il n'y a pas de paix ! »

Je propose de soumettre ces textes dans la section religion afin de définir notre position...
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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 5:50 am

Je te place les textes sur le Spinozisme, le Catharisme et sur l'Aristotélisme cet après midi!  Wink 
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Algador

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 6:29 am

Ces textes sont inédit : merci, je les stocke dans la bibliothèque au besoin, merci encore Sidhi, j'attends les autres avec impatience. Commence par le Spinozisme car si Esposito dit vrai, il serait bien d'avoir ce qu'il faut pour accueillir ce Grenadin spinoziste avec ses propres textes.
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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:34 pm

Spinozisme: 4 livres à distinguer, voici le 1er:

Citation :
Le Grand Livre

Introduction

Il n'y a qu'une seule substance, infinie et unique, Dieu, qui se confond donc avec le monde, l'univers lui-même. " Deus sive Natura " Dieu, c'est-à-dire la Nature.
Cette substance a une infinité d'attributs eux-mêmes infinis mais nous n'en connaissons que deux, les seuls accessibles à notre pensée : la Pensée et l'Étendue
La Pensée est un attribut et notre âme, ainsi que chaque idée particulière, sont des " modes " de cette pensée
Chaque objet matériel sont des modes de l'attribut Étendue qui occupe de l'espace"). Les modes sont finis.
Nous sommes Panthéistes car nous identifions Dieu et le monde. Athées car nous nions l'existence d'un Dieu moral, créateur, transcendant.


I Le Bien et le Mal

Telle est l'origine des notions de Bien et de Mal.

Tout ce qui contribue à la Santé, nous l'appelons Bien. Tout ce qui contribue à la maladie ou à la mort, nous l'appelons Mal.
Le bien n'est en fait que le bon. L'erreur consiste à croire que par ce terme nous désignons une propriété intrinsèque des choses et non leur rapport momentané à notre organisme individuel.
Tout vient, en somme, de notre ignorance. C'est notre ignorance qui crée la morale.
Il faut séparer le domaine de la vérité de celui de la Morale.


II De la Morale

La loi morale institue un devoir. Elle a donc pour finalité l'obéissance. Peut-être l'obéissance est-elle indispensable mais la loi morale ne nous fait rien connaître.
Au pire, elle empêche même le développement de la connaissance comme la loi du tyran.
Au mieux, elle prépare la connaissance et la rend possible.
Entre ces deux extrêmes, la morale supplée à la connaissance chez ceux qui, n'étant pas capable de connaître en raison de leur mode d'existence n'ont d'autre recours que d'agir selon la morale puisqu'ils ne savent pas agir selon leur connaissance inexistante.
De toute manière, il y a une différence de nature entre la connaissance et la morale.


III De l'erreur théologique

La théologie considère que les données de l'Écriture sont des bases pour la connaissance, même si cette connaissance doit être développée de manière rationnelle traduite par la raison: d'où l'hypothèse de leur Dieu moral, créateur, transcendant.
Pour Nous, il s'agit d'une erreur car l'on confond le commandement avec quelque chose à comprendre, l'obéissance avec la connaissance elle-même. La loi morale c'est toujours l'instance transcendante Dieu qui détermine l'opposition des valeurs Bien / Mal
Mais la connaissance c'est la puissance immanente, le véritable Dieu spinoziste qui détermine la différence des modes d'existence bons ou mauvais.


IV La Connaissance

La Connaissance
L'illusion morale, la création des valeurs morales (Bien, Mal) sont liées à notre ignorance. Le mal est dû à notre ignorance.
Savoir c'est savoir que le Bien n'est que le bon, que le Mal n'est que le mauvais et éviter l'esclavage des valeurs morales qui nous entraîne à l'obéissance envers la loi morale.
La vraie joie ne vient que de la Connaissance.
Savoir c'est ne plus commettre le mal sous la haine ou la colère car la haine elle-même vient de l'ignorance qui nous pousse à voir dans l'autre le mal quand il n'est que le mauvais pour nous.


V Des Passions

Il existe deux sortes de passions:

Les actions qui s'expliquent par la nature de l'individu affecté et qui sont donc l'effet de son essence.
Les passions qui s'expliquent par l'action des choses extérieures sur nous.

Le pouvoir d'être affecté a donc une double signification. Il est à la fois puissance d'agir lorsque les affections sont actives et puissance de souffrir lorsque l'individu est soumis à la passion

L'homme qui agit comme le spinoziste est libre d'agir et ne se laisse pas perturber par les actions extérieures.

Crainte, désespoir, pitié, moquerie, envie, repentir, honte, regret, colère, vengeance etc. sont des passions tristes. L'espoir lui-même est une tristesse, un sentiment d'esclave que le tyran exploite.
Dans un État libre on offre aux citoyens l'amour de la liberté et non l'espoir de récompenses pour bonne conduite ou la sécurité. Ceci explique la critique de la religion dont tout le système repose justement sur l'espoir du salut et la crainte de la damnation.


VI Du Plaisir

Le plaisir sensible recherché uniquement pour lui-même est trompeur et décevant car après avoir donner à l'âme l'impression d'atteindre le plus haut bien, il disparaît pour faire place à la tristesse, il s'agit donc d'un plaisir qui n'est jamais pur, d'une joie qui n'en est pas véritablement une puisqu'elle contient en elle-même sa propre négation.
Le plaisir me met en face de ma faiblesse car il me confronte à mon impuissance à le faire durer, à conserver la joie qu'il me procure.
Le plaisir n'est pas bon en soi mais il n'est pas mauvas non plus.


VII L'élèvation au spirituel

L'élèvation spirituelle du spinozisme passe avant tout par le plaisir. Ainsi plus nous sommes affectés d'une plus grande joie, plus nous passons à une perfection plus grande, c'est-à-dire qu'il est d'autant plus nécessaire que nous participions de la nature divine. C'est pourquoi, user des choses et y prendre plaisir autant qu'il se peut (non certes jusqu'au dégoût, car ce n'est plus y prendre plaisir) est d'un homme sage. C'est d'un homme sage, dis-je, de se réconforter et de réparer ses forces grâce à une nourriture et des boissons agréables prises avec modération, et aussi grâce aux parfums, au charme des plantes verdoyantes. Il est nulle meilleure démarche que celle-ci.

Petite aparté: pour revenir aux textes précédent sur l avéroïsme, tu devrais distinguer Kitab Al Nour (Commentaires) et Textes postérieurs! Wink
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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:37 pm

2e livre:

Citation :
Livre des Admors : Le Credo Spinoziste

 Dieu n’est pas hors du monde : Dieu est Nature, Substance infinie, produit de sa propre création.

 La Nature est tout ce qui existe, dans l’infini des possibilités.

 La Nature est constituée de deux attributs perceptibles par l’homme : l’étendue et la pensée.

 La Joie permet d’approcher la Liberté, la Tristesse en éloigne.

 L’Idée existe non seulement en tant que descriptive de l’objet, mais aussi en tant qu’elle-même : elle est sa propre Vérité, sa propre perfection.

 L’affect est l’apport d’un objet ou d’un sentiment à l’individu : il est bon (et apporte la Joie) ou mauvais (et apporte la Tristesse).

 Le bien et le mal n’existe pas : Dieu ne pense pas, il est.

 La morale est humaine. La Nature ne connaît que le bon ou le mauvais, relativement à un sujet et à une situation donnée.

 La Nature est éternelle, par ce qu’elle est, et chacun de ses composants conséquemment.

 Un objet est par essence constitué de l’infinité des attributs de la Nature, indissociables les uns des autres.

 Le corps et l’esprit sont parallèles entre eux, conséquemment à tous les attributs d’un même objet, en tant que mode de l’Etendue et mode de la Pensée de l’humain.

 L’homme libre naîtra au sud, viendra du nord, se nourrira à l’est, et montrera le chemin aux sages qui l’auront attendu. Ce non-messie viendra un jour car c'est statistiquement inévitable.

 L’homme ne peut se définir par lui-même : il est ce que l’affect extérieur fait de lui. L’homme libre choisit les affects auxquels il se livre pour améliorer son conatus, sa puissance de vie.

 La liberté d’être ce que l’on est provoque la joie, à condition de n’être pas entouré d’esclaves : le spinoziste aime la liberté des autres autant que la sienne.
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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:38 pm

3e livre:

Citation :
Le Livre des Etapes

Nul n'est supérieur à l'autre par la force mais par la Connaissance.

Le SAGE est le dernier stade de l'Homme. Celui que l'on atteint lorsque nous sommes liberés de Tout. Le tout se définit par ce qui nous emprisonne.

L'Homme LIBRE est le stade antérieur à l'Homme SAGE. C'est celui qui est sur le chemin de la liberté.Sa sagesse est sur la bonne voie.

L'Homme est le stade précédent de l'Homme libre. C'est celui qui sait qu'il est enchainé à un système de valeurs formaté par la morale.

Le soumis est l'Homme qui a découvert qu'il était enchainé. Son unique but est de comprendre comment fonctionne les chaines pour s'en défaire.

L'ignorant est l'Homme qui ignore tout et qui est dans les ténébres les plus profonds. Il ignore qui il est.
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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:40 pm

4e et dernier livre:

Citation :
Livre des Justes : Vie et Mort d'un(e) spinoziste

Société :

La filiation civile est matriarcale. On ne peut jamais se déclarer fils ou fille d'un homme spinoziste, car ce sont les femmes qui marquent la descendance avec certitude, et transmettent noms, héritages meubles et immeubles et titres nobiliaires.

Nulle fonction liée au Spinozisme n'est héréditaire : chacun fait ce qu'il sait faire, ce qu'il peut faire, après jugement des conseils des justes, admors ou sages, selon le poste.


Règle alimentaire :

On ne mange pas "la mère nourricière et son fruit le même jour" : Interdit de manger le même jour une bouteille de lait suivi de viande de boeuf (à moins que ce soit du lait de chèvre ou de brebis). Le rapport est éthiquement mauvais. Idem pas de vin et de raisin le même jour, ni de pain et de bière, ni d'oeuf et de volaille, ni de cidre et de calva, ...

Un seul élément nutritif de même origine chaque jour.
Afin de respecter la diversité de la Nature, et de protéger notre environnement.


Le shabbat :

Du couché du soleil le vendredi jusqu'au couché du soleil le lendemain est consacré à la méditation, mais aussi au travail. Interdit de se déplacer ce jour là et obligation de travailler pour autrui. S'il le faut, aller jusqu'à travailler au RMI pour le village...
Les méditations collectives sont tenues par les pasteurs pendant la journée du samedi, dans les écoles spinozistes, ou tout lieu qui permette à la fois le recueillement et la discussion (clairière, bord d'un cours d'eau, etc ...).


Naissance :

L'enfant spinoziste est éduqué par ses parents, ou son parent en cas de fille-mère ou de veuve.

Il n'y a pas de bâtard pour les spinozistes, ni de grande ou petite naissance : chacune est une fête, car c'est l'arrivée d'un mode pensant, donc le rapprochement de l'arrivée du spinoza (statistiquement parlant).

Mais l'enfant n'a pas de volonté forte, donc pas de baptême, qui ne sert qu'à sauver une âme de l'enfer, auquel les spinozistes ne croient pas.
L'enfant est choyé pour ce qu'il sera (un mode pensant capable de volonté), pas pour ce qu'il est.


10 ans :

L'enfant est présenté à la communauté, il devient spinoziste, mais sans pouvoir évoluer dans l'arbre de la connaissance : il est simplement instruit dans le savoir spinoziste.


14 ans :

Présentation officielle à la communauté.
Âge de raison : La méditation doit se pratiquer quotidiennement dès l'âge de 14 ans. Cela peut être une médiation seule ou en groupe mais l'isolement de type monastique est interdit car il coupe le croyant de la réalité du monde.

Le spinoziste prononce son entrée officielle dans la communauté, et choisit de la rejoindre (ce qu'il ne peut pas faire à 10 ans, selon les spinozistes).


16 ans :

Possibilité de mariage, de progression dans l'arbre de la connaissance, bref : âge adulte.
A cet instant, spinoziste à part entière, avec tous les droits et tous les devoirs d'un membre de la communauté respecté.

Il est également recommandé que les penseurs spinozistes aient une autre activité professionnelle et qu'ils ne doivent pas vivre du culte.
Cela évite les tentations liées au mélange des intérêts personnels avec les intérêts du culte.


Mariage :

Seul des adultes consentants et aimants peuvent se marier.
Pas de mariage religieux, mais une reconnaissance officielle de la communauté : tout ce qui est à l'un est à l'autre, garde des enfants en cas de décès du conjoint, etc ...
Le mariage est réel, mais pas devant Dieu : devant les spinozistes eux-mêmes.
Pour cela, il suffit de trois nuits passées sous le même toit pour les deux concernés : si ils font la demande au pasteur de leur domaine, celui-ci, avec leurs accords à tous deux, peut les déclarer mari et femme.


La séparation :

Le divorce est accepté par la communauté spinoziste.
Si les deux conjoints sont d'accord, leur rupture est officialisée par le pasteur de leur domaine.
Sinon, le conseil des sages peut être amené à trancher sur les conditions de la séparation (donnations des biens meubles et immeubles).

Une partie des meubles de la maison sont réunis devant la porte et au crépuscule, les meubles sont brûlés, symbolisant ainsi la rupture du couple. Si un membre de la communauté désapprouve la séparation, il peut montrer sa désapprobation en signifiant une période de Silence au membre du couple qu’il désapprouve dans son choix. On peut évidement imposer le Silence aux deux ex-conjoints. En toute circonstance, le Silence ne peut être imposé plus de 7 jours dans le cas d’un divorce.

Si la mère le désire, les enfants lui sont confiés, sans argumentation possible de l'ex-époux.

Les titres de noblesse sont inaltérables, et demeurent à celui ou celle qui en a été honnoré : le conjoint perd les titres "consort".


Mort :

Deux jours de silence, puis deux jours d'échanges intensifs, en parlant du mort, de ses actions, de ses proches, des souvenirs qu'il a laissés, etc ...
Puis deux jours de fête intensive : on a pu pleurer le disparu pendant quatre jours, il faut maintenant le louer pour tout ce qu'il a apporté à la collectivité.
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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:43 pm

On continue avec le catharisme, là aussi 4 livres:

Citation :
Livre I : Les fondements

Tome I : La terre de Dieu

Chapitre I : Les origines

I. Le néant, l’univers, les étoiles, le monde et le soleil


Avant toute chose il y avait Dieu. Aucune autre chose n’était, même pas le néant. Dieu n’a ni début, ni fin, il est l’infini. Il est l’être parfait, sur qui rien n’a de prise et rien ne peut agir.
En premier, Dieu créa un point qu’il appela le néant et le fit grandir à l’infini par son souffle. Ensuite il créa l’univers et les étoiles par sa pensée. Il créa le soleil dans lequel il mit son amour qui rayonna sur tout l’univers et créa le monde à proximité pour pouvoir s’asseoir et contempler son œuvre.

II. Les créatures et les éléments

Mais Dieu constata que sa création n’était pas parfaite. Car, alors qu’il était conscient de Lui-même, Sa création ne pensait pas. Alors qu’il voulait aimer sa création et être aimé d’elle en retour, elle en était incapable.
Alors, Dieu prit un peu de l’amour qui était dans le soleil et en fit l’esprit dont il dota une foule de créature sur le monde. Il leur donna à chacune un habitat propre et créa les airs, les montagnes, l’eau et la mer ainsi que la terre et les forêts. Le monde fut alors appelé « terre de Dieu » car dieu avait utilisé la terre du monde pour modeler les myriades de créatures qui le peuplait.
De par leur nature terrestre, les créatures de Dieu devaient se nourrir et se reproduire pour vivre car elles mouraient d’usure. C’était le prix que Dieu avait donné à la vie pour que les créatures en prennent soin. Dieu s’émerveilla alors de voir les créatures vivre en harmonie. Dieu leur donna la parole et les créatures louaient Dieu de son amour infini car chacune d’elles étaient dotées de talents et de parures spécifiques si bien qu’elles pensaient toutes être « le préféré de Dieu ».
En ce temps là, les créatures se nourrissaient des fruits de la terre et ne se cherchaient pas querelles, ni ne se mangeaient entre elles, car toutes avaient aussi une nourriture spécifique en abondance venant de la terre et de l’amour de Dieu.

III. Le feu et la peur

Mais, une fois encore, Dieu constata que sa création n’était pas parfaite. Alors qu’Il était capable de créer, les créatures ne faisaient que se suffire à leur condition.
Il fit donc descendre le feu du soleil par le ciel, c’était la foudre. Le feu avait le pouvoir de transformer les autres matières. La créature qui domptera le feu pourra créer, comme Dieu. Mais toutes avaient peur du feu et toutes croyaient qu’il s’agissait là de la colère de Dieu.

IV. L’homme ou « les mains de Dieu »

Dieu créa alors une nouvelle créature qui était nue et sans défenses mais qu’il avait dotée de la conscience en l’élevant sur ses deux jambes. Ainsi l’homme naquit, ses mains libres seraient celles de Dieu.
L’homme du vaincre sa peur et dompta le feu car il devait se réchauffer, mais il ne comprit pas l’intention de Dieu. L’homme pensait qu’il était le mal aimé de Dieu car il était né nu et sans défenses. Or comme il avait besoin du feu les autres créatures le craignaient et s’éloignaient de lui dès qu’il approchait. De plus, l’homme devait travailler de ses mains pour survivre alors que les autres créatures n’avaient qu’à battre des ailes pour attraper des fruits pendu à l’arbre, renifler pour savoir si un champignon était comestible ou gratter avec de bonnes griffes pour trouver une racines aux vertus nourrissantes.
Alors l’homme usa de sa conscience pour inventer. C’est alors que Dieu s’enthousiasmait de la curiosité de l’homme. Ce dernier avait compris que ce sont les grains de maïs abandonné sur les lieux du dernier repas qui ont donné le lendemain de jeunes pousses. Au bout de quelques jours, les jeunes pousses offraient un nouveau maïs et donc un nouveau repas. Ainsi l’homme inventa la culture. Il cultiva le maïs et puis le blé. Et grâce au feu l’homme transforma bientôt le blé pétrit en farine pour faire du pain.

VI. La lune, le repos et les rêves

Alors, Dieu, émerveillé, décida de donner un moment propice pour que l’homme puisse aussi imaginer en se projetant dans n’importe quels idées venant de son esprit.
Dieu prit alors l’eau de tout un océan et l’enveloppa dans un nuage. Ainsi Dieu créa la lune qui dominerait le monde pendant le tiers du jour. Ce moment fut appelé « la nuit » et permis aux hommes de se reposer et de rêver.

Chapitre II : La réunion

I. La faute


Alors, les autres créatures, prirent peur et se réunirent pour savoir ce qu’il fallait faire de l’homme. L’une des créatures pris la parole et dit : « l’homme nous fait de l’ombre mais il est faible. Lorsqu’il dormira et que le feu sera éteint nous le tuerons.»

II. Oane

Or parmi les homme s’en trouvait un différent des autres qui se nommait «Oane». Un qui croyait que Dieu l’aimait mais les autres le pensait naïf et simple d’esprit. Oane aimait écouter les louanges des créatures pour Dieu. Il s’en allait parfois seul, un peu à l’écart des autres pour chanter, avec ses mots, la gloire de dieu et lui rendre grâce pour ses bienfaits.

III. La réunion

Alors donc que la réunion, où toutes les créatures étaient maintenant réunies, se poursuivait ; Oane se promenait un peu à l’écart, comme à son habitude, mais curieusement n’entendait pas ce soir là de louange à Dieu.
Dieu lui apparut, Oane se prosterna.
Dieu lui dit :
« Tes louanges sont arrivées jusqu’à moi et je vais te sauver d’une fin funeste toi et les tiens ». Dieu emmena Oane jusqu’à la réunion que tenaient les créatures. Toutes les créatures furent prisent de stupeur en voyant Dieu venir à eux. Toutes se prosternèrent sans même voir Oane. Toute sauf une, celle qui jusque là parlait. Dieu lui dit :
« Pourquoi ne te prosternes tu pas comme les autres ? »
La créature répondit :
« Parce que tu veux que nous devenions fort et que le fort domine le faible. J’en veux pour preuve que tu as donnés des talents différents à chacun et qu’il faut en tirer le meilleur. A moi tu as donné l’orgueil et je te montre que je suis digne d’être ton fils. Si tu le veux je peux dominer le monde pour en faire ce que tu attends et pour qu’il reflète ta divine puissance. »

IV. La question

Dieu demanda alors si d’autres créatures voulaient prendre la parole. Toutes pensaient que leur talent était le meilleur et qu’elles étaient « le préféré de Dieu », mais aucune n’osa prendre la parole et elles courbèrent l’échine plutôt que de parler.
Puis Dieu désigna Oane et lui posa la question suivante :
«Et toi, l’homme, pourquoi crois tu que j’ai crée l’univers et la vie »

V. L’amour

Les créatures étaient étonnées de voir Oane. Celui-ci s’avanca et dit :
« Je crois que tu as crée l’univers et la vie par Amour et que tu as donné à chacun des talents différents pour qu’ils puissent s’aimer et t’aimer en retour. »
Dieu prit la parole et dit :
« Comme tu as bien répondu, je fais de toi et des tiens mes enfants.»

VI. L’ordre des pêchés et les sentences

Toutes les autres créatures furent surprises que Dieu décide de faire des humains ses enfants. Elles ne comprenaient pas pourquoi l’amour avait tant d’importance. Toutes se mirent à chuchoter, espérant que l’une d’elles explique aux autres ce choix divin.
Mais Dieu tourna sa voix en direction des créatures qui n’avaient pu Lui donner de réponse. Il leur dit:
« L’homme a bien répondu car il n’a pas commis de faute. C’est votre propre orgueil de croire que vous êtes « le préféré de Dieu » qui vous a rassemblé ici. En vous rassemblant ici pour comploter un meurtre vous avez pêché par la pensée et n’êtes plus digne d’être mes enfants. Le premier pêché est donc celui de le penser, ce même pêché qui vous a fait courber l’échine au lieu de prendre la parole et qui a dénoncé votre faute d’avoir secrètement voulu la mort de l’homme. De ce fait vous resterez sur quatre pattes et serez appelé « animaux ». Je vous ôte également la parole car elle ne vous sert pas et manquerais de vous faire chuter plus bas. Dorénavant vous beuglerez, miaulerez, aboierez, jacasserez,…mais ne parlerais plus avec des mots. »
« Le deuxième pêché est celui de le dire. » Et dieu se tourna alors vers la créature qui avait parlé et il dit :
« Et toi, ton orgueil ne vient pas de moi mais de ta jalousie pour le talent des autres. Par ta parole tu as dénoncé ton vice. Comme tu as demandé la mort de l’homme je t’enlève toutes formes pour que tu ne puisses commettre le troisième et dernier pêché qui est de l’accomplir. Tu ne seras plus que l’ombre de toi-même et tu n’auras plus de nom. Je te banni sur la lune et je te laisse la parole pour que tu puisses te parler et méditer sur toi même. Tu n’auras plus faim et tu ne devras plus te nourrir, et tu verras passer une éternité.»

VII. La promesse, le pardon et le repentir.

Dieu s’adressa encore une fois à Oane et lui dit :
« A toi et aux tiens, puisque je vous ai fait mes enfants, je vous donne ma terre en héritage. Vous pourrez vous y aimer et prospérer. Vous aurez aussi le pouvoir de régner sur les animaux et de les élever mais vous ne pourrez pas les tuer ni les manger car en vérité ils sont l’égal de vous, tout comme chaque chose que j’ai crée.
Cependant lorsque tu trouveras le poisson, tu pourras le manger car seul lui n’a jamais pensé ni parlé contre toi. Il affermira ta foi et tes connaissances.
Néanmoins, je vous laisse sous le joug de l’usure et de la mort, car à l’exception de toi, tous les hommes ont douté de mon amour. Mais sache qu’un jour je mettrais fin au temps. Ce jour là, je jugerais les hommes. Et ceux qui n’auront point péchés, j’habiterais leur maison et ils vivront éternellement avec moi. Alors, émerveillé, ils découvriront qu’ils sont les anges de Dieu a qui tout est possible.
Cependant, pour l’amour que tu m’as reconnu, je promets d’accorder mon pardon à l’homme qui aura pêché pour autant qu’il aura pratiqué le repentir sincère avant que le temps n’arrive à sa fin. A celui là je donnerais plusieurs vies s’il le faut pour qu’il puisse, jusqu’à la dernière heure, choisir la voie du repentir sincère et dévoué.
Pour que l’homme se rappelle que le temps passe, ses jours se compteront par sept dont un me sera consacré. Le soleil suivra une courbe depuis les solstices, du plus haut au plus bas et ainsi une année passera qui comptera quatre saisons pour douze mois.
Enfin, puisque vous êtes mes enfants, je fais de vos esprits des âmes. Si à l’heure de votre mort, votre âme est saine ou lavée des pêchés, vous rejoindrez le soleil et mon amour divin. »

VIII. La volonté divine

Après que Dieu ait dit, les choses fut faites ainsi.


Chapitre III : La cité

I. Le roi des hommes


Oane dit aux siens :
«Dieu est Amour et pardon car Dieu aime ses enfants. Nous allons construire une cité pour accueillir Dieu. En cela nous lui montreront que nous sommes digne d’être ses enfants.»
Tous savaient maintenant que Dieu les aimait et remercièrent Oane qu’ils déclarèrent Roi des hommes.

II. L’union

Oane prit une femme qui s’appelait Hunne et dit :
«Vous avez le droit de vous aimer mais vous devez vous respecter à égal. Pour que ce choix soit sincère et pleinement le votre vous n’en choisirez qu’un et n’en convoiterez pas d’autres. Pour ce faire, nous consacrerons l’union quand un homme et une femme choisissent de s’aimer »

III. La quête

Alors, Oane, roi des hommes, traversa les terres du monde avec son peuple pour y trouver un endroit où établir la cité. La route était si longue que sa vie passait à moitié et qu’il avait maintenant sept enfants, deux filles et cinq fils.

IV. La vallée abondante

Finalement, le jour vint où ils trouvèrent une vallée où reposait un lac foisonnant de poissons. De vastes espaces étaient propices à l’élevage et à la culture. Les forêts environnantes fourniraient du bois. Il y avait même un verger, où poussaient de nombreux arbres fruitiers. La vallée se trouvait au pied d’une montagne, d’où des minéraux, tels que l’or et le fer pouvaient être extraits ainsi que la pierre. Oane dit :
« C’est ici que nous bâtiront une cité. »

V. La première société

Avec le fer des montagnes ils firent des haches. Avec les haches, ils coupèrent le bois des forets et les hommes bâtirent des charpentes pour leurs maisons. Les poissons du lac et les fruits du verger les nourrissaient en plus de ce qu’ils produisaient. Ils cultivèrent le blé, le maïs et les légumes. Ils élevèrent les moutons pour confectionner des habits avec la laine et des vaches pour le lait. Il y avait des meuniers, des boulangers, des charpentiers, des forgerons et des tisserands.

VII. Le château et l’Eglise

Ensuite Oane ordonna que l’on bâtisse un château avec la pierre pour le roi des hommes et au milieu du château une maison pour Dieu que l’on appellerait Eglise. Ces bâtisses, les meubles et les bibelots qui s’y joignait seraient ornés avec l’or que l’on trouve en montagne et qui reflète si bien et si fort la lumière de l’amour de Dieu.

VIII. Le testament d’Oane

Puis, quand la cité fut achevée, Oane sentit ses jours se terminer. Il rassembla les hommes et leur dit :
« Voici que je m’en vais. Prenez soin d’enterrer mon corps et faites de même pour les suivants.
Hunne deviendra votre Reine car elle est mon égale et sa sagesse vous aidera pour surmonter mon deuil. Mon âme va au soleil et j’accueillerais les suivants jusqu’à ce que Dieu mette fin au temps. Prenez garde de ne point pêcher. »
Et Oane Mourut.
En ce temps là les hommes vivaient plusieurs siècle et ne mourraient pas de maladie mais seulement d’usure et de vieillesse. Oane fut le premier homme à mourir.


Chapitre IV : Le déluge

I. Hunne

Hunne parvint à apaiser le cœur des hommes après le décès d’Oane, sauf celui de ses sept enfants dont les cœurs fougueux hurlaient de rage tant ils avaient aimé leur père. Hunne dit :
« Votre colère transforme votre amour en haine. En refusant la mort de votre père, vous refusez votre destin. Gardez vous de faire le mal en pensant faire le bien. »
Mais les sept enfants n’écoutèrent pas et se rendirent en haut de la plus haute montagne quand la lune était basse pour questionner la créature sans nom. Ils pensaient que celle-ci pourrait les aider à ramener l’âme Oane sur terre et dans son corps.

II. Le mensonge

La créature sans nom, perché sur la lune fit croire aux sept enfants qu’il savait comment faire revenir l’âme d’Oane dans le monde des hommes.
Il dit encore que si ceux-ci mettaient tout leur génie à construire un harpon solidement attaché depuis la terre à une longue corde, et qu’il faudrait projeter jusque sur la lune, l’on pourrait ensuite atteindre le soleil plus facilement et faire redescendre l’âme d’Oane sur terre.
En fait, la créature sans nom voyait là une opportunité de redescendre elle même sur terre et d’y reprendre ses droits.

III. La douleur

Aveuglé par la douleur, les sept enfants employèrent toutes leurs ressources pour construire un harpon et sa puissante catapulte afin d’amarrer la lune à la terre. La créature sans nom jubilait tant sa soif de revanche et de vengeance était grande. Mais alors que les sept enfants lancèrent le harpon vers la lune, celui-ci était si puissant qu’il creva la lune et l’eau de l’océan contenu dedans se déversa sur la terre.

IV. Le déluge

L’eau tomba jusqu’à ce que la moitié de la terre fût inondée. La moitiés des animaux disparurent et avec eux la moitié des espèces. La moitié de la cité croula sous les flots et la moitié des hommes moururent dont Hunne.

V. Le vent

Mais la mort de Hunne sauva le monde car lorsqu’elle expira son dernier souffle, celui-ci fut si puissant qu’il créa le vent. Le vent repoussa alors les eaux vers la lune, créant ainsi les marées. La moitié des terres, des animaux, des espèces, de la cité et des hommes fut sauvé. Depuis lors la lune croisse et décroisse se remplissant puis se vidant des eaux qui refluent jusqu’à elle par la force du vent qui les repoussent. Le souffle du Hunne était si fort d’amour et d’humanité que le vent ne cessera plus de courir sur la surface du monde et ce jusqu’à la fin des temps.

VI La chute

Mais la créature sans nom, qui n’était ni homme, ni animal s’était aussi déversée sur la terre avec les flots. Elle alla ainsi rejoindre la cité des hommes.
Les hommes étaient terrorisés. Ils n’y avaient presque plus de nourriture. Alors, la créature sans nom prit possession du cœur de l’homme. Il leur commandita de ne plus partager, de voler et même de tuer pour prendre ce qui appartenait à l’autre.
En retour, la créature sans nom promit aux hommes qui s’allieraient avec lui de les conduire au soleil et de leur donner l’éternité sans devoir attendre la mort. Lui-même n’était il pas immortel ? Cela était la preuve qu’il était le vrai fils de Dieu et qu’il pouvait aussi donner l’éternité.
L’homme, apeuré et dérouté, écouta dans son âme et dans son coeur les paroles de la créature sans nom et sombra dans le péché.

VII Les sept pêchés

Les pêchés étaient aux nombre de sept. Et la créature sans nom devint le roi des pêchés. Il nomma parmi les hommes et les femmes devenus les plus cruels les sept ministres des sept péchés. Il était fier de montrer le succès de sa théorie du plus fort qui domine le faible et que Dieu avait cru bon de dédaigner.
Il y avait Asmodée qui s’était abandonné à la luxure, Azazel à la gourmandise, Belial à l’orgueil, Lucifer à la paresse, Belzébuth à l’avarice, Léviathan à la colère et Satan à l’envie.

VIII Les sept vertus

Mais les sept enfants d’Oane, qui avaient compris leur erreur, rallièrent à eux les hommes qui ne s’étaient pas adonnés aux péchés. Ils étaient les sept vertus de l’homme.
Leurs noms étaient Gabriel qui pratiquait la tempérance, Georges l’Amitié, Michel la justice, Miguaël le don de soi, Galadrielle la conservation, Sylphaë le plaisir et Raphaëlle la conviction.


Chapitre V : La guerre

I. Les justes


Les sept enfants d’Oane s’étaient repliés avec les justes dans le château qui protégeait l’Eglise.

II. Le siège

Or donc, quand la créature sans nom se proclama roi des péchés et que les enfants d’Oane se réfugièrent au château ; peu d’homme avait alors assez de cran pour se rallier complètement au nouveau Roi, ainsi que ses ministres, et attaquer le château pour mettre à mort les descendants d’Oane.
Alors le roi des péchés mis les hommes de la cité aux travaux forcés et fit bâtir des remparts à la cité pour les garder prisonniers. Dans le même temps, il commença le siège du château. Bientôt il avait réunit une armée d’hommes pervertis et faisait enlever les nouveaux nés pour les préparer à devenir ses soldats. Ainsi se dit il : « un jour ou l’autre, j’aurais vaincu les faibles. Le monde me remerciera de lui avoir trouvé sa raison d’être et Dieu reconnaîtra en moi son fils. ».
Le siège qui commença dura trente ans.

III. La légitime défense

Les sept enfants d'Oane, horrifiés, se mirent à prier dans l’Eglise avec l’espoir que Dieu leur vienne en aide. Mais Dieu ne donna aucune réponse. Alors ils décidèrent de leur chef qu’il était nécessaire de se défendre. Ils firent enlever tout l’or que l’on trouvait dans le château et l’église pour le faire fondre. Ils transformèrent alors cet or en armures, boucliers et épées.
Ils décidèrent aussi de sacrifier une partie des bêtes présentes dans l’enceinte du château pour les manger et leur donner la force d’affronter le combat. Sachant qu’ils péchaient, ils récitèrent avant chaque repas un psaume pour libérer l’esprit de l’animal et le conduire à une nouvelle vie.

IV. L’impasse du combat

Ainsi, Le roi des pêchés livra plusieurs fois bataille mais sans succès car l’armée d’or et de lumière éblouissait les assaillants au moindre reflet et les pourfendaient alors même qu’ils étaient aveuglés et inconscient de ce qui leur arrivaient.
Sachant à nouveau qu’ils pêchaient, les justes récitèrent le soir, dans l’église, un psaume pour excuser leur faute d’avoir extraites de leurs corps des âmes humaines et espérer que celle-ci trouve le chemin du soleil.
Alors, après trente ans, le roi des péchés se dit que le temps, qui n’avait point de prise sur lui, fera l’usure de ses opposants. Il continua de fortifier la cité et de composer ses troupes mais il ne livra plus d’attaque. Ainsi il attendait la mort des enfants d’Oane, si longue soit elle à venir.

V. Le tribut de l’empressement

Or Dieu choisit ce moment pour apparaître au sept enfants qui doutaient, il dit :
« Malgré la prévenance de votre défunte mère, vous avez fait venir le mal sur le monde et l’homme, par votre faute, a pêché. Mais j’ai promis à Oane de juger l’homme à la fin des temps et de lui accorder mon pardon s’il s’adonnait au repentir sincère.
Or la fin des temps n’est pas venue et l’homme traversera les siècles que j’ai donné au monde car c’est ma volonté. Celui qui veut que vienne l’heure avant l’heure recevra son dû mais après l’heure si bien qu’il sera fané et vide à l’intérieure »

VI. L’annonce de la défaite

Dieu dit encore :
« Je ferais donc, durant trois jours, tomber l’orage, la grêle et la tornade sur la cité. Je ferais soufflé un vent glacial du nord, si bien qu’au sud les remparts de la ville céderont. Les nuages sombre et épais donneront à la nuit une opacité parfaite et vous pourrez fuir sans que votre ennemi ne s’en aperçoive avec vos gens, vos armes et armures. »

VII. Le secret

Puis il dit :
« Lorsque vous vous serez sortis de la cité, vous ferez mutuellement vos adieux car vous partirez chacun dans des directions différentes pour rendre votre poursuite plus difficile. En petit groupe, vous serez également plus rapide.
A chacun d’entre vous je donnerais l’emplacement d’un lieu pour bâtir un royaume; et pour que cela reste un secret, aussitôt que je vous aurais révélé l’emplacement de votre royaume, vous parlerez des langues différentes et vous ne saurez plus vous comprendre. »

VIII. L’escapade

Alors, trois jours durant l’orage, la grêle et la tornade s’abattirent sur la cité si fort que les remparts au sud cédèrent. Les nuits étaient noires intense autant que détrempées et glacial. Personne n’osait sortir, si bien que tous les justes, en armure et épée d’or, s’échappèrent du château et de la cité sans que personne ne puisse s’en apercevoir.

IX. L’adieu

Une fois hors les murs Dieu révéla aux sept enfants l’emplacement de sept lieux où bâtir un royaume. En revenant, ils parlèrent chacun une langue différente. Ils prirent chacun une compagne ou un compagnon par la main et désignèrent ceux qui les suivraient. Ils firent alors leurs adieux et chaque groupes parti dans des directions différentes sans attendre.

Chapitre VI : L'enfer

I. Le Vaincu


Lorsque le Roi des péchés se rendit compte de la supercherie, il était déjà bien tard et nul ne savait ou donc étaient les sept enfants d’Oane et si même ils étaient encore ensemble. Le roi des péchés pris le château d’assaut mais le trouva vide et sans vie ainsi que l’Eglise.

II. L’éclipse

Alors sa rage fut terrible, il envoya d’abord ses armées parcourir le monde pour faire la guerre aux enfants d’Oane, il appela ses soldats « barbares ». Puis il fit venir ses sept ministres et leur montra sa puissance en déplaçant la lune face au soleil. Il dit :
« Qui croyez vous que je suis ? Celui qui voudra se rendre au soleil, passera par la lune si je le veux. Et celui qui ira sur la lune n’en sortira que si je le veux. »
Alors il mis ses sept ministres sur un bûché et les brûlas. Or la fumée monta droit vers la lune et les âmes des sept ministres y furent exilées et enchaînées.
Depuis l’on voit encore cette fumée qui donne les taches de la lune ; et chaque éclipse à venir, noircissant totalement la lune, rappellerait ce jour funeste.

III. Le brasier

Ensuite, déchaîné, le roi des péchés fit brûler toute la cité et les hommes qui s’y trouvaient encore. Dans la tourmente du brasier de flammes, même le château et l’église finirent par s’écrouler. Lorsque toute trace de vie fut éteinte et que seul restaient les cendres fumantes, Dieu apparu au roi des péchés. Il lui dit :
« Ainsi, non content d’avoir à nouveau péché contre moi, tu te crois le droit de juger à ma place.
Ecoute ma parole. A la fin des temps, tu pourras me livrer combat. Iront sur la lune ceux qui t’adoreront. Ils y seront endurcis par sept puissants damnés qui eux, maintenant, te haïssent. Ce monde que tu désires au point de le détruire je vais te le donner mais quand viendra ton heure. »

IV. L’enfer

Alors, Dieu posa le pied à terre et le sol trembla au point de s’ouvrir. Toutes les cendres de la cité et le roi des péchés furent engloutis aux tréfonds du monde.
Là, le roi des péchés ranima les cendres fumantes et fit des colonnes et des voûtes de feu, dans la terre creusée, pour bâtir un palais de flammes. Des cendres fumantes ressortis aussi les âmes des hommes qui avaient péris dans le brasier infernal. Ils étaient alors aveugle et devinrent les sbires du roi des pêchés.
Alors le Roi des péchés dit :
« J’appellerais mon Royaume l’Enfer, où le fort domine le faible ! ».
Depuis, Attendant son heure dans la colère, le Roi des pêchés crache parfois sa haine sur le monde et ainsi sont nés les volcans.
Du tréfonds de la terre, le roi des pêchés fit apparaître de nouvelles races qui nuiraient à l’homme et qui se mangeaient entre elles. Ainsi le renard eu la mission de ruiner les élevages des hommes. Le serpent et le loup pouvaient tuer l’homme s’il le croisait sur des chemins trop hasardeux. En nombre des sauterelles venaient ravager les cultures.
Mais la plus dangereuse de ces créatures était l’esprit malfaisant sans corps qui sortaient de la fumée du volcan. Ceux qu’on appelle les démons et qui instruisent le péché à l’homme en lui faisant des mauvais tours et en se jouant des émotions de sa fragile conscience.

V. Le constat

Le mal domine les entrailles du monde et la lune est l’océan suspendu des souffrances. Sur la surface de la terre s’est répandu le péché. Le paradis originel a disparu et l’errance de l’homme commençait.



Tome II : La terre des hommes

Chapitre I : Les premiers royaume

I. L’adaptation


Or, les sept enfants d’Oane qui s’étaient enfui, sans laisser le temps à leurs ennemis d’organiser une poursuite, durent s’adapter aux changements qu’avait connus le monde. Puisqu’il avait tué et mangé l’animal, voici que des entrailles de la terre sortait un animal qui à son tour tuait l’homme pour le manger. Puisque l’homme avait tué l’homme, voici les démons qui tenteraient de s’emparer de leurs âmes et d’en faire des barbares. C’est donc dans un environnement devenu, en partie, hostile à lui que l’homme, rescapé du déluge, dut apprendre à survivre.

II. Les sept royaumes

Donc, après une longue route, les sept enfants arrivèrent chacun à l’endroit que leur avait renseigné Dieu. Ils y bâtirent chacun un royaume avec un domaine royal. Les royaumes furent divisés en duchés, et en comtés, gouverner par une capitale et chacun avait son armée rassemblant les hommes de vocations. Ceux-ci devaient défendre les cités et les villages contre l’engeance du mal et des hommes qui s’y alliaient.

III. La gouvernance

Chaque duché ou comté comptait plusieurs villages qui avaient chacun leur ressources propres et distinctes, le verger, le port ou la foret. Dans chaque capital fût bâti un château pour les comtes, ducs et leurs conseillers. Dans chaque village et capitale une mairie fut construite pour le maire et ses conseillers. On creusa aussi des mines pour les ressources des comtés et des duchés.

IV. Le culte

Dans chaque village et capitale on éleva aussi une église et ainsi apparut les premiers « religieux » qui consacraient leur vie à prêcher l’amour de Dieu.

V. Nouveaux élevages et nouvel artisanat

L’homme se mit également à élever les vaches et les cochons pour les manger car la force était devenu nécessaire à la vie et ainsi apparut un nouveau métier, le boucher.

VI. La justice

Le péché et la faute accompagnaient l’homme mais pouvaient aussi l’habiter et lui faire commettre injures, vols, meurtres ou toutes autres choses trouvant sa source dans le mal. Alors, en plus du repentir donné par les religieux, l’homme créa sa justice qui condamnerait les fautes portant préjudices à autrui.

VII. Le commerce

Afin de répondre à ses besoins, l’homme se déplaça d’un village à l’autre pour échanger ses ressources ou le produit de son artisanat. Ainsi naquit le commerce et les marchés. Pour fixer la valeur des denrées l’homme frappa l’écu dans le métal précieux.

VIII. Le gredin

Parmi les hommes qui n’écoutaient pas l’enseignement de la foi de Dieu, était le gredin, détroussant ses semblables le long des routes.

IX. Le bonheur

Parmi les hommes de cette époque en fut un célèbre dénommé Youp dit « le hilare ». Venant d’un village du nord. Son nom se prononçait « Youp hilère » dans le patois local. Tous étaient étonnés de son hilarité permanente et de son excellent moral qu’il qualifiait lui-même, en bredouillant, de perpétuelle « boulasse » !
Un jour, Youp, qui avait promis de livrer le secret de son moral, invita les habitants de son village chez lui et leur servit de la bonne bière bien fraîche et mousseuse à souhait. Tous, alors, avaient les yeux pétillants. Youp leur montra dans un petit bocal la levure qui permettait avec de l’eau de transformer le blé en bière. Dès lors, chaque soir les villageois revenaient en nombre pour écouter les mystères de la fabrication de la bière mais aussi et surtout pour en boire et s’amuser. Ainsi naquit la première taverne et Youp fut le premier tavernier.

Chapitre II : La connaissance

I. Le rêve


Alors, les sept enfants d’Oane arrivèrent au crépuscule de leur vie et ce soir là ils firent tous le même le rêve. Ils étaient rassemblés, tous ensemble, assis sur l’herbe verte d’un pré. Ils étaient soucieux du résultat de leur vie.
Ensuite ils virent l’onde de l’eau qui était apaisante mais ils étaient toujours assis ensemble et se voyaient pourtant dans le reflet de l’eau. Ils étaient surpris car ils se voyaient jeunes. Puis, ils entendirent une voix du ciel et levèrent les yeux au ciel. Celui ci s’ouvra et des nuages colorés faisaient des nuées qui vibraient au son de la voix. C’était comme un orchestre en harmonie, comme si les anges du soleil parlaient pour dieux. Dieu dit :
« Maintenant, je vais récompenser vos efforts, Enfants d’Oane. Ce que vous avez voulu préserver, vous pourrez l’enseigner par la connaissance avant de mourir. Je vous donne l’écriture que vous coucherez sur le papier et dans les livres. Vous pourrez enseigner les langues par les livres et ainsi vos peuples pourront à nouveau se comprendre. Ce cadeau que je te fais, use en avec habilité d’esprit, car celui qui aura la connaissance ne pourra plus dire qu’il ne savait pas. »
Alors sur eux, descendit une colombe blanche qui leur donna la connaissance. Puis, ils entendirent à nouveau la voix de Dieu.
« Vous écrirez l’histoire tel qu’Oane vous l’a enseignée et que vous l’avez vécue. Ensuite mon nom sera oublié car vos descendants useront de la connaissance pour goûter au pouvoir. S’en suivra le temps des prophètes à qui sera révélée l’histoire tel que vous l’aurez écrite et qui guideront les hommes qui se souviendront à moi quand on leur parlera de moi. »
Soudain voici qu’ils étaient à nouveau assis dans un pré à regarder l’herbe comme si rien n’avait changé. A ce moment, ils se réveillèrent. Chacun savait qu’ils avaient tous fait le même rêve.

II. L’écriture et l’université

A leur réveil, ils étaient tous doués d’écriture. Ils se mirent alors chacun à écrire l’histoire du monde dans leur propre langue. On enseigna alors l’écriture, les langues et les idées convaincantes contenues dans les écrits des enfants d’Oane. Ainsi les premières universités virent le jour.

III. Le courrier

Parmi Les femmes, souvent plus studieuse, en était une singulière que l’on nommait « Lapaûst ». Elle utilisa un pigeon voyageur pour échanger rapidement des messages écrits avec ses correspondants et appris ainsi plus vite, sans devoir être continuellement présente sur la première gargote qui ne désemplissait pas.

IX. Les artistes

A ceux qui avaient le cœur et l’âme pure, ou lavée de leurs péchés, la connaissance permettait à dieu de se manifester dans leurs pensées et dans leurs actes.
Ceux qui avaient nourris leurs vies du « bon enseignement» se mirent à pratiquer spontanément l’art, écrivant poèmes et chansons, jouant de la musique, peignant les paysages que dieu avait donné à voir ou sculptant la pierre pour magnifier le quotidien. L’homme aimait se raconter son histoire et la jouait en comédie ou tragédie par la grâce de l’interprétation des artistes comédiens.

IV. L’arc-en-ciel

Alors que les sept enfants d’Oane avaient accompli leur mission, l’heure du trépas avait sonné pour eux. Ils moururent tous le même matin. On vit leurs âmes s’élever et se rejoindre jusqu’au soleil naissant de l’aurore.
A dater de ce jour, depuis le soleil, ils font rayonner dans la lumière des sept vertus sur le monde pour guider les hommes. Lorsque la lumière du soleil se décompose dans les gouttes de pluie, on peut les voir apparaître en sept couleurs formant un arc dans le ciel.


Chapitre III : Les inégalités

I. Les castes


Avec la Connaissance, la pyramide de l’évolution de l’homme trouvait son sommet. Tous pouvaient maintenant, par ses propres reflexions, prendre conscience de sa nature et choisir librement son destin.
Alors les castes apparurent ; il y avait les vagabonds, les paysans, les artisans et les érudits.

II. Le vagabond

Le vagabond n’a rien que des haillons sur la peau, quelques planches qui définissent son logis et à peine de quoi manger. Les tâches les plus basses l’attendent. Pourtant, si il ne baisse pas les bras et avec l’humilité nécessaire pour supporter sa condition, le vagabond obtiendra rapidement une petite propriété et une parcelle de terre à exploiter.

III. Le paysan.

Il devient alors un paysan. La vie n’en est pas moins rude. Mais avec de petits revenus en plus et beaucoup de patiente, les plus débrouillards, qui parviennent à mettre quelques écus de côté, peuvent s’acheter des vêtements et parfois même se nourrir d’autres choses que de pain.

IV. Les artisans

Quand il en a alors les moyens, le paysan se fait construire un atelier pour exercer un artisanat. Ce faisant, il a maintenant un métier et sa vie d’artisan lui permet enfin de goûter à une certaine quiétude de la vie.

V. Les érudits

Lorsque leur métier leur avait offert une bonne rentabilité. Les plus nantis investissaient leurs richesses dans la connaissance et la lecture des livres, mais aussi dans les habits qui les distinguaient de leurs pairs. Ceux là furent appelés les érudits, ils permettaient alors aux villages de pratiquer une économie à grande échelle en brassant des échanges de plusieurs milliers d’écus à la fois. Ils organisèrent la justice et les livres de lois. Certains pratiquaient la médecine qui guérissait des maux de la vie, d’autres l’art de la guerre en organisant des armées et leurs déplacements stratégique. Enfin, les « religieux » qui désiraient ordonner les sacrements se devaient d’être Erudit ; car alors leurs connaissances leurs permettaient de traduire avec substance les textes de la foi, ce qui donnait du bonheur et renforçait les idées des gueux qui les écoutaient.

VI La confiance

Entre eux, du vagabond à l’érudit, les hommes pouvaient s’accorder leur confiance, signe de fraternité et d’entraide. Signe aussi de la possibilité d’un destin commun. La confiance aidait l’homme à évoluer et magnifiait la société humaine.

VII Les inégalités

Mais les efforts de l’homme pour s’organiser ne purent vraiment vaincre son aptitude à tendre au pêché et à aimer ce qui est détestable, aidé en cela par les démons mal veillant.
Ainsi il apparu comme naturel que l’homme d’expérience se sentit supérieur aux autres par son savoir et sa connaissance.
Les inégalités devenaient de plus en plus marquantes. Au lieu de s’aider, certains profitaient de la faiblesse des autres. La spéculation et l’esclavagisme apportèrent bientôt la détresse dans les villages. On ne se souciait plus du vagabond qui mourrait de malnutrition. Ceux là, qui trouvaient normal que les forts s’enrichissent au détriment des plus faibles étaient sourds à l’enseignement de la foi de Dieu et creusaient des fossés de disparités entre les hommes.

VIII. Les nobles

L’homme se cacha tant et si bien de ses faiblesses que pour justifier et tempérer la domination de l’homme sur l’homme, on lia au sang et à la terre les acquis de chacun et l’on désigna des nobles.
Sur base qu’Oane et ses fils avaient été Roi, l’on donna des titres et des terres à ses descendants ainsi qu’aux gouvernants des comtés et des duchés. Ceux là, les nobles, sont détenteur de leur sujet au même titre que de leur propriété. Ainsi les inégalités furent acceptées comme une fatalité dont on ne s’affranchit que par l’allégeance.
En fait, l’homme qui se cache de la vérité sera soumis au joug des siens. Dès lors, les hommes sans foi, ne prièrent plus pour la justice mais pour que soit bon leur seigneur.

IX. Le libre choix

Mais Dieu avait donné à l’homme le libre choix de son destin et qu’il soit vagabond ou nobles sa vie est d’égale mesure pour Dieu. Seul compte pour Dieu les actes des hommes et leur fidélité à la vertu. C’est cela que Dieu regarde.


Chapitre IV : La diaspora de l'homme

I. La polarité


Dieu avait fait les choses parfaites si bien que comme il faut deux points distincts pour tracer une ligne, les forces qui régissent l’univers se polarisent. Ainsi le bien et le mal se cotoyaient maintenant dans le quotidien de l’homme sans pour autant que ses deux forces ne se combattent entre elles. Chacune ayant, en quelques sortes, sa propre autonomie et ne se mélangeant pas à l'autre.

II. La source

Pourtant une chose différenciait la nature du bien et du mal. C’était leur source et l’homme de foi sait que le mal n’est pas là où est le bien.

I. Les successions

Ainsi le mal pris place dans le monde et à la troisième génération d’homme, Des guerres de successions et des meurtres fratricides eurent lieux. Les royaumes se disloquaient et sur ses ruines naissaient de nouveaux royaumes que ce partageait les puissants entre eux.

II. Les terres brûlées

Les universités furent pillées et brûlées. Puis, sans possibilités de vie sur les terres brûlées et décimées par les guerres, des groupes d’hommes s’exilèrent au sud ou à l’ouest. D’autres fabriquèrent des bateaux pour chercher asile au-delà des mers. Ils bâtirent de nouvelles communautés aux cultures variées. Ce qui restait de la connaissance était interprété ou parfois réécrit. D’autres tentaient de préserver la foi enseignée de Dieu, tel qu’originellement, pour autant qu’il en avait compris le sens.

III. La diaspora

La terre se retrouva peuplé d’homme épars, aux croyances et aux rites différents. Chaque nouveau peuple avait aussi sa langue. Bientôt il se différenciait aussi par la couleur des cheveux et même de la peau si bien que peu savait encore qu’ils étaient tous frères.

IV. La vulnérabilité

Dieu n’intervenait plus, L’homme était livré à lui-même. Dorénavant Dieu ne lui indiquerait plus d’endroit pour s’établir, l’homme devra se confronter aux éléments et les dominer s’il veut un toit. La vie de l’homme fut raccourcie considérablement. Rare étaient ceux qui vivaient plus d’un siècle. La maladie les tuait tous bien avant. Accablé et sans assistances face aux maux de la vie, l’homme se livra bien souvent à l’adoration de moult divinités espérant leurs bénédictions au cours de sa courte et fragile vie.

V. Le monde sauvage de l’homme

Le monde fut alors appelé « Terre des hommes ». Ainsi commença l’âge des clans et des tribus.

VI. La clôture du premier enseignement.

Ainsi se clôt le premier livre de l’enseignement de la foi de Dieu, seul vrai créateur du monde et des royaumes. Contre sa volonté, nul ne peut s’opposer et rien de ce qui est mal ne peut venir de lui ni même le toucher.

Ce que j’ai lu, je l’ai transcrit au monde
Elias
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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:45 pm

Citation :
Livre II: Les prophètes


Tome I : Elias

Chapitre I : Banylon


I. Les divinités sans vie


En ce temps là, les hommes étaient dispersés sur toute la terre, même celle au-delà des océans. Ils avaient tous des croyances différentes et adoraient plusieurs divinités sans vie. Ils étaient établis en tribus ou en clans. D’aucun ne se souvenait de Dieu et qu’il était leur créateur.

II. ELias

Or sur le delta du Nil, à l’aube des Empires et des nouvelles civilisations, naquit Elias fils d’humbles pêcheurs. Ses parents remarquèrent rapidement qu’il fut doté d’une grande bonté, d’une grande intelligence et d’un grand charisme.

III. La route vers l’est

La mère d’Elias fit un rêve ou Raphaëlle, porteuse de la conviction, lui apparut en ange et lui dit « Envoie ton fils s’instruire là où se construit une nouvelle civilisation. Qu’il parte vers le soleil levant muni d’une gourde et d’un bâton ».
Ainsi Elias partit en Mésopotamie à Banylon, une nouvelle capitale qui rejoignait deux fleuves, dont le fil était jonché de plaines verdoyantes et de vastes forêts. Le croissant formé par les deux fleuves était dit « abondant ».

IV. L’apprentissage

Il y avait là un peuple qui pratiquait une nouvelle écriture et Elias apprit l’écriture et plusieurs langues. Il lut quelques restes et morceaux de livre traduit d’un autre âge dont la signification lui échappait mais qui attirait toute son attention.

V. La réussite

Au fil du temps, Elias devient érudit. Il était riche et avait autant de mantels que de jours dans la semaine. Il avait plusieurs femmes et sa maison était spacieuse et faite de pierre. Une grande terrasse était ornée d’autant de colonnes sculptées qu’il y avait de divinités à louer.

Chapitre II : Le renoncement

I. Le malheur


Mais le malheur s’abattit sur la maison d’Elias et sa maison s’effondra. Ses champs, son atelier et son bureau brûlèrent. Ses femmes s’enfuirent avec ses enfants. Ils devint gravement malade et fut chassé de la ville car il avait la peste. Il se cacha dans une grotte pour mourir de honte et dans la fièvre de sa maladie, il se mit à délirer.

II. La vision

Alors Elias vit un homme et une femme venir à lui. L’homme lui dit :
« Je suis Oane et voici Hunne, ma femme. En vérité, tu sortiras de ta grotte avant ce soir pour voir le soleil couchant; mais avant il te faut lire le livre de l’enseignement de Dieu. »
Et les enfants d’Oane avancèrent dans la lumière, portant chacun le livre qu’ils avaient écrit. Lorsqu’ils le donnèrent à Oane, les livres ne furent plus qu’un. Alors, Oane remit le livre à Elias et lui dit :
« Celui-ci est écrit dans ta langue. ». Elias ouvrit le livre et lu.
Lorsque Elias eut finit de lire il était transfiguré. A ce moment Dieu lui apparut et lui dit : « Dis moi, Elias, qu’as-tu appris de ta maladie ? »
Elias répondit : « Qu’elle vaut mieux que la mort et que la guérison de l’âme enlève toutes maladies et nettoie de toutes plaies.»

III. Le coucher de soleil

Elias était guérit et quand il sortit de sa grotte il vit le soleil couchant. Alors il s’assit et pensa
« Il n’ y a qu’un Dieu qui mérite mon amour, c’est le père céleste qui depuis l’aurore m’aime sans relâche. »

IV. Le renoncement

A partir de ce moment Elias se détacha de tout ce qui faisait le désir et l’avoir et quitta toutes tentations. Il renia les divinités et la ville qui les abritait pour n’adorer que Dieu.
Alors il fit son vœu de renoncement et dit au caillou qu’il prit à témoin :
« Toi qui est rude et qui traverse le temps sans que le gel ne te fende ou que le feu ne te brûle, tu seras le témoin de mon serment :
Je renonce aux sept pêchés pour ne pratiquer que la vertu.
Je renonce à tuer toute forme de vie humaine ou animale.
Je renonce à fabriquer ou à acquérir tout objet qui pourrait enlever la vie à un homme ou un animal.
Je renonce à me battre, à voler, à spéculer et à pratiquer l’esclavagisme.
Je renonce à mentir, à maudire ou à insulter mes semblables.
Je renonce aux désirs de la chair et à trouver femme.
Je renonce à m’enrichir et je partagerais ce que j’ai.
Je renonce aux titres et je serais simple gueux.
Je renonce à me suffire et je partagerais mon savoir avec les autres. »
Puis, il glissa le caillou en poche et reprit son chemin.

________________________________________
Chapitre III : Jherousalem

I. L’autre vallée


Il remonta le fleuve et redescendit la colline pour arriver dans une nouvelle vallée qui côtoyait à l’ouest la mer du sud.

II. Le monastère

Là, Elias fit bâtir le premier monastère où la vie n’était que dévouement à Dieu. Il prêcha l’enseignement de la foi de Dieu et le renoncement qui guérissait les âmes pécheresses.
Son enseignement apportait le bonheur et le réconfort aux gens qui venaient l’écouter. Ainsi les hommes reconnurent dans l’enseignement d’Elias la foi originelle et ils pratiquèrent aussi le renoncement. Alors leur vie retrouvait un sens.
Les prières, arrivaient à Dieu porté par la foi des saints. Alors Dieu répondait, si bien que celui qui prie ne demande pas mais écoute.

III. La prophétie

Avant de mourir dans son monastère Elias dit : « Un nouvel âge commence pour l’homme, Celui des empires et des nouvelles civilisations. En mémoire de moi, je vous le demande, pratiquer et enseigner le renoncement afin de préserver la foi de Dieu.
Un autre viendra encore à vous pour confirmer ce que je vous ai dis et guidera vos âmes sur un chemin que dieu a gardé secret, celui du royaume de Dieu. »

IV. Les croyants

Bientôt, l’enseignement de la foi de Dieu avait réuni un peuple entier, convaincu de la véracité des révélations d’Elias. C’étaient les croyants. Ceux là, entreprirent de bâtir à nouveau un royaume, bien nommé « royaume du prophète », fondé sur le livre de foi révélé à Elias et sur la pratique du renoncement. La capitale de ce nouveau royaume avait pour nom Jherousalem.

V. Les empires

Mais sur ce temps, trois empires était nés, encerclant le jeune royaume et bientôt la vallée ou Elias avait bâtit son monastère fut le champs de bataille de trois puissantes armées. Les croyants furent fait prisonnier et devinrent des esclaves soumis aux trois empires.

VI. Les esclaves, prêcheur de Dieu

Comme les croyants pratiquaient la vertu et le renoncement, ils ne s’opposèrent pas à leurs nouveaux maîtres et gagnaient même leur sympathie. Si bien qu’il leur fut permis de continuer à pratiquer leur culte. C’est donc de la façon la plus modeste qu’il soit que les enseignements de la foi vrai de Dieu furent préservée au sein des grands empires qui faisaient la civilisation renaissante de l’homme.


Livre II : Les prophètes


Tome II : Christos

Chapitre I : Prélude

I. L’abnégation pour la foi


Deux mille ans passèrent après Elias et avant que Christos ne vienne au monde. Les croyants avaient traversé le temps en préservant l’enseignement d’Elias. Mais il restait en petit nombre et était pour la plupart encore des esclaves ou parfois simples vagabonds affranchis mais désoeuvrés.

II. Le prosélytisme

Ceux qui adoptèrent un comportement de prosélytisme furent considérés comme de vulgaires amuseurs publics et quand ils sermonnaient du jugement de Dieu on les qualifiaient de fou. Ceux là servirent aux jeux cruels qui divertissaient les païens et étaient mélanger avec les gredins pour servir d’hors d’œuvres à de féroces bêtes sous les « hola » d’une audience en délire.

III. Les affranchis

Pourtant certains croyants purent s’affranchir et, en gardant secret leur foi au Dieu unique, ils devinrent tour à tour paysans, artisans puis érudits.
Alors, pour grandir hors de la civilisation renaissante autant qu’avilissante, les croyants affranchis établirent des communautés religieuses dédiées à la foi du Dieu unique sous la forme de monastères. Là ils préservaient l’enseignement de la vrai foi révélée à Elias. Ces monastères s’établirent dans des endroits reculés, souvent perchés sur le flanc des montagnes.

IV. La fin de l’âge des empires et la civilisation renaissante

L’âge des empires et de la civilisation renaissante était en pleine gloire. A force de conquête des uns sur les autres, à leur insu, les hommes se rassemblaient peu à peu sous le même joug, celui des empires.
La civilisation avait considérablement évolué mais l’homme, lui, était resté le même ; aveugle à ses péchés et avait troqué le bonheur, qu’il soit de la foi ou de la bibine, contre l’oubli. Ainsi il s’épargnait le souci de devoir prendre conscience de sa condition.
C’est pourquoi peu se doutait que l’âge des empires touchait à sa fin et que les royaumes allaient bientôt renaître.

VI. Aristote

Cependant certains, parmi les hommes, eurent la sagacité de deviner l’avènement d’un nouvel âge. Parmi eux fut Aristote qui prouva l’existence du Dieu unique. Alors Dieu lui révéla les fondements de la foi. Ainsi les hommes qui l’écoutaient l’appelèrent Prophète et devinrent des croyants.


Chapitre II : La naissance et l'enfance de Christos

I. La situation


Or en ce temps là étaient mariés Giuseppe et Maria. Ils étaient vagabonds et vivaient en Judée. Ils étaient des croyants de la foi révélé d’Elias et s’étaient établis sur les terres du prophète Elias. En ce temps là, la parole d’Aristote était répandue sur l’ensemble de la vallée, mais sans être dominante sur le reste du monde. Il y avait même un temple dédié au Dieu unique et au prophète Aristote à Jerhousalem ainsi que des prêtres.
Jhérousalem était alors sous Tutelle de l’empire romain et le culte Aristotélicien était toléré.

II. Ca devait arriver

Par la nature des choses, Maria se retrouva bientôt enceinte.
Un jour que Maria faisait ses tresses et que Giuseppe mendiait à l’entrée de l’Eglise Aristotélicienne la plus proche, l’ange Gabriel lui apparut et dit :
« Maria, écoute moi, je suis la tempérance et je viens te dire que Dieu n’est pas en colère contre les hommes. Celui qui va naître de toi est depuis longtemps attendu des Saints qui porte la foi de Dieu. Tu l’appelleras Joshua et il sera Christos pour le monde ou l’ange de Dieu.
Sous ton peigne tu trouveras 90 écus. Dis à Giuseppe d’acheter une propriété et un champ de légumes pour bien nourrir l’enfant.
Peu après, Nazareth sera en peuplement, profitez en pour déménager et tentez d’empocher la prime de 40 écus au passage. »

III. Le Charisme de Joshua

Joshua naquit et grandit à Nazareth. C’était un enfant simple qui, dès son plus jeune âge, se contentait d’un caillou en poche pour s’amuser. Il grandit à Nazareth et fut élevé dans la foi de Dieu. Il apprit les révélations d’Elias, le livre des fondements, le Mythe aristotélicien et se passionna pour la vie d’Aristote.
Déjà jeune homme, lorsqu’il prenait la parole, tous faisaient silence pour l’écouter car ce qu’il disait avait du sens.
Un jour, un homme lui demanda :
« Jeune homme de bien, crois tu qu’un autre prophète viendra après Aristote ? Puisqu’il a déjà tout dit et expliquer. »
Joshua dit :
« C’est toi qui le dit, Aristote à tout expliquer et a prouvé Dieu, mais il doit encore venir un prophète qui révélera l’intention de Dieu. »
L’homme demanda encore :
« Et d’après toi, jeune homme de bien, quel est l’intention de Dieu ? »
Alors Joshua répondit :
« Crois tu que je suis le prophète qu’Aristote à annoncé pour me poser cette question ? »
A ces mots l’homme fut troublé et se tut car c’était ce qu’il croyait.


Chapitre III : Johan le baptiste

I. Le baptême de Joshua


Alors, Joshua entendit parler de Johan qui baptisait en amont, aux sources du fleuve. Là Johan avait fondé un monastère et il baptisait dans l’eau au nom du prophète Elias. Joshua décida d’entreprendre le voyage pour le rencontrer. Arrivé au monastère Johan l’accueillit et lui dit :
« Je sais qui tu es. Sois le bienvenu chez moi »
Et Joshua lui dit :
« Qui crois tu que je suis ? »
Johan répondit :
« Si tu ne le sais pas, tu devras l’apprendre. »
Et Joshua lui dit :
«S’il te plait, Baptise moi »
Alors Johan emmena Joshua aux sources du fleuve qui nourrissait la vallée. Il le baptisa et une colombe blanche vint déposer une auréole sur Joshua.

II. Samoth

De retour au monastère, Joshua rencontra Samoth, et se prit d’amitié pour lui. Samoth lui demanda :
« Pourquoi es tu venu ici ami ? »
Joshua lui dit
« En vérité, j’ai écouté la voix de Dieu et j’ai reçu le baptême. Maintenant, je suis de votre communauté. »
Samoth était étonné et lui dit d’un air interloqué :
« C’est tout ? Dieu ne t’a rien dit d’autres ? »
Joshua répondit :
« En vérité oui, Dieu m’a encore parlé et m’a dit que j’étais bien plus qu’un homme mais un ange de dieu. Alors je lui ai demandé si c’était pareil pour les autres. Et il m’a dit que oui, bien sûr. Il m’a aussi bien précisé de ne pas me prendre la grosse tête pour autant. »
Samoth lui dit :
« Ainsi, moi aussi, je serais un ange de Dieu ? »
Joshua dit :
« En fait oui. », et il rajouta : « Ca relativise pas mal de chose, pas vrai mon pote ? ». Puis il sourit à Samoth.
Samoth poursuivit :
« Si je suis un ange de Dieu, suivras tu mon conseil ? »
Joshua dit :
« Pour sur ! Mais laisse moi juger si il est bon. »
Samoth dit:
« Crois moi, va dans le désert, c’est là que tu trouveras les réponses à tes questions. »
Joshua était étonné et il répondit :
« Et comment sais tu que je me pose des questions ?»
Samoth dit :
« Tu n’as pas encore vu la mort, homme de bien, et notre monastère ne peut t’épargner de l’usure. N’as tu pas dit que toi et moi étions des anges de dieu ? Alors tu te poses au moins encore une question, celle de savoir ce que nous faisons dans ce corps charnel et pourquoi nous mourrons. »
Joshua dit : « Tes conseils sont bons l’ami, demain je partirais dans le désert. »


Chapitre IV : Le désert

I. Les tentations

Joshua se rendit dans le désert. Durant deux semaines il marcha en suivant le soleil. Lors de la troisième semaine, la lune apparut dans le ciel et chaque nuit un des esprits damnés venait tenter Joshua. Mais Joshua avait appris, de l’enseignement du prophète Elias, que seul le renoncement était la voie de l’âme. Il chassa donc les sept damnés, porteurs de péchés, de son esprit et de ses rêves ; et chaque matin son cœur vaillant lui indiquait de suivre le soleil.

II. Le signe

Alors, le jour suivant, au commencement de la quatrième semaine, une éclipse eu lieu à midi. Voyant cela Joshua s’arrêta et traça dans le sable un cercle autour de lui. Il dit :
« C’est ici que j’attendrais la réponse à ma question. Pourquoi devons nous vivre et mourir puis attendre ton salut avant de vivre à tes côtés, nous qui te louons sans relâche, Ô Dieu. »
La journée passa entière sans qu’aucune réponse ne se fasse entendre.

III. La flamme

Froide sont les nuits dans le désert et plus particulièrement celle qui commençait au point que Joshua ne pouvait trouver le sommeil tant il était transi. Alors une flamme apparue devant lui.
« Ange de Dieu, je suis la flamme qui réchauffe et soigne la misère, je suis ton père. Laisse moi venir en toi et tu n’auras plus jamais froid. »
Mais Joshua sentit l’embrouille et répondit :
« Va t’en créature sans nom, retourne au feu de la terre. Si tu étais mon père tu aurais répondu à ma question. »
La créature sans nom dit alors, sur un ton beaucoup moins agréable :
« Ne te crois pas quitte de moi. Quand viendra ta fin je saurai te prouver que c’est par orgueil que tu renonces aux tentations et tu regretteras de ne pas m’avoir montré plus de considération alors que j’étais venu t’aider. Si dieu ne te réponds pas sur la mort c’est parce qu’il t’a déjà condamné, toi et les autres. Crois tu pouvoir changer la destiné des hommes en te basant sur l’espoir ? »
Joshua répondit :
« Tu te trompes lourdement. Que connais tu de la fin des choses toi qui refuses d’accepter la tienne? »
Joshua dit encore :
« Mais en fait tu as répondu à ma question, je sais maintenant que la mort de l’âme existe et que c’est celle là qu’il faut éviter si l’on veut retourner à Dieu. »
Alors la flamme disparut soufflée par le vent et Joshua s’endormit.
Le lendemain, Joshua pris le chemin du retour, lorsqu’il arriva au monastère, quarante jours avaient passés.

Chapitre V : La pécheresse

I. Titus et Paulos


Alors Joshua dit :
« Je dois partir prêcher et annoncer la bonne nouvelle »
Samoth dit :
« Bonhomme, laisse moi te suivre. Titus et Paulos aussi veulent te servir. Nous croyons que tu es le nouveau prophète. »
Et Joshua dit :
« Qu’il en soit ainsi, ce sera plus agréable en taverne », et il sourit.

II. Natshata

En chemin, Joshua vit qu’on lapidait une jeune fille nommée Natshata. Il s’interposa et dit :
« Pourquoi brutalisez vous cette femme ? »
Un homme hargneux, empressé de lancer la pierre qu’il tenait serré, dit :
« Ecartes toi pauvre bougre si tu ne veux pas t’en prendre une ! »
Joshua dit :
« C’est toi le pauvre bougre ! Es tu si mal élevé pour ne pas répondre à ma question ? »
L’homme dit alors :
« Cette femme est pécheresse ! Et voici qu’elle a fait de son pêché un métier en ouvrant une douteuse taverne, si tu vois ce que je veux dire. Occupe toi de tes légumes maintenant et laisse nous laver l’infamie de notre village. »
Joshua dit alors :
« Où donc Aristote a-t-il dit qu’il fallait s’en prendre aux pécheurs de la sorte et qu’il vous appartient de juger? En vérité tu devrais souhaiter le salut de son âme car c’est aussi le tien.
Toi-même, n’as-tu pas péché avec cette femme ? Cette pierre, si tu la lances, c’est contre toi !»
Or Joshua disait vrai, et l’homme ne sut que dire si bien que les villageois estimèrent qu’il était plus sage de s’en retourner dans leurs chaumières.

III. Le Melhorament

Alors Natshata s’approcha de Joshua, se mit à genoux par trois fois en demandant sa bénédiction, puis elle versa sur ses pieds du parfum qu’elle répandit en frottant avec ses longs cheveux pour le remercier.
Joshua l’a bénit et dit à ses trois disciples :
« En vérité cette femme est plus digne de me suivre que le grand prêtre Aristotélicien du temple de Jherousalem. »


Chapitre VI : Le bon marchand ambulant

I. Le royaume de Dieu


Beaucoup d’homme entendait parler de Joshua et cherchait à le voir, alors ils allèrent à sa rencontre. Joshua prêchait de village en village entouré d’une foule de gens qui s’émerveillaient de la justesse de ses mots. Joshua disait :
« Je viens vous annoncer la bonne nouvelle. Le royaume de Dieu est là »
Un disciple demanda :
« Où ça ? »
Et Joshua répondit :
« Regarde donc autour de toi, le monde n’est il pas parfait en dehors du péché de l’homme? Cependant sur ce monde est tombé le mauvais, c’est pourquoi je vous annonce que ce monde, le soleil et la lune disparaîtront mais que Dieu a fait pour vous un nouveau monde qui accueillera vos âmes et où le péché ne sera plus. »
Le disciple insista :
« Où ça ? »
Et Joshua dit : « Dans le ciel, une étoile se fixera en un endroit précis et indiquera aux âmes où se trouve le royaume de Dieu. »

II. La parabole du marchand ambulant

Un autre disciple demanda :
« Bonhomme, que faut il faire pour rejoindre le royaume de Dieu »
Alors Joshua raconta une histoire :
« Un homme se fait agresser par un gredin sur la route, il est laissé pour mort. Un Marchand Ambulant passe alors qui s’arrête pour les soigner, il fait un détour pour l’emmener dans une taverne mais perd un jour de travail. De plus, pour que l’homme se remette sur pied, il laisse au tavernier quelques écus pour lui donner un repas à son réveil.
Qu’as-tu compris de ma parabole si je te dis qu’elle répond à ta question ? »
Le disciple dit :
« Que pour rejoindre le royaume de Dieu, il faut faire le bien »
Joshua dit :
« C’est juste. Et d’après toi, dans cette histoire, d’où vient le bien ? »
Le disciple dit :
« Ma foi, je dirais qu’il vient de l’acte gratuit du Marchand ambulant »
Joshua dit :
« Cette fois tu te trompes, c’est le gredin qui en faisant le mal et en laissant un homme pour mort, a permis à l’autre de faire le bien. »
Le disciple dit :
« Heu…je crois que j’ai compris ce que tu as voulu dire »
Joshua sourit gentiment et dit :
« Tant mieux car viendra le temps où il vous faudra différencier la nature du bien et celle du mal pour faire le bon choix. »

IV. La modération

Un autre demanda encore :
« Bonhomme, est ce le bien ou le mal de boire en taverne ? »
Joshua répondit :
« Ni l’un, ni l’autre. C’est la façon dont tu bois qui est bonne ou mauvaise. Mieux vaut boire de la tisane que d’être saoul mais mieux vaut offrir une tournée générale qu’un grand vent. M’as-tu compris disciple ? »
Le disciple répondit :
« Merci pour ta sage réponse Bonhomme, je n’avais jamais pensé que le bonheur des autres pouvait me rendre heureux. »
Et Joshua répondit :
« Aimez vous les uns les autres. »

V. Calandra, Adonia et Hélène

Alors Calandra, Adonia et Hélène, qui écoutèrent, choisirent de suivre Joshua et son enseignement car elle avait reconnu en lui le nouveau prophète. Ils étaient maintenant six compagnons autour de Christos pour continuer la route


Chapitre VII : La Pêche à Boulasse

I. Thanos et Nikolos


Alors,
Joshua et ses compagnons arrivèrent près d’un lac. Il y avait là Thanos
et Nikolos qui avaient acquit récemment une barque mais qui peinaient à
trouver une case au rendement acceptable.

II. La pêche

A la stupeur générale, Joshua se mit à marcher sur les eaux pour les
rejoindre et leur indiqua un endroit précis ou jeter le filet. Thanos
et Nikolos s’exécutèrent sans vraiment comprendre ce qu’il se passait
mais quand il remontèrent le filet celui-ci regorgeait de poisson
frémissant. Joshua dit :
« A chaque jour suffit sa peine. Faites moi une petite place, je vais rentrer en barque. C’est quand même plus reposant. »

III. La foi

Le soir ils mangèrent ensemble le fruit de la pêche miraculeuse et Thanos demanda :
« Bonhomme, comment fais tu ces prodiges ? »
Joshua répondit :
«
En fait, je ne fais rien qui soit impossible. La barque flotte aussi
sur les eaux et la terre ne coule pas au fond des océans. T’interroges
tu sur la nature du possible en regardant l’île au milieu de lac?
Ce
que tu crois possible l’est. C’est cela la vraie foi. Si tu veux
comprendre ce que tu as vu, demande toi si Dieu est possible. »
Alors
Thanos et Nikolos étaient persuadés que Christos était bien le nouveau
prophète qu’ils attendaient et ils se joignirent à lui.

IV. Daju

Daju,
qui avait l’habitude de se nourrir le soir des reliquats de poissons
que laissaient traîner les pêcheurs sur la plage, vit le groupe qui
festoyait. Il s’approcha et demanda :
« Z’auriez pas un p’tit reliquat pour un pauvre mendiant ? »
Joshua dit :
«
Mendiant tu l’es, mais pauvre, j’en doute. Qu’as-tu en poche ? ». Et
Daju rougit car il cachait une bourse pleine d’écus en poche.
Daju dit :
« Pardonne moi, car je suis un ancien gredin. Avec toi je ne ferais pas de profit et je paierais mon repas. »
Joshua dit :
« En vérité c’est ton profit qui me perdra. »
Personne
ne comprit ce qu’avait voulu dire Christos et Daju se sentait humilié.
Il prit sa bourse et la donna à Joshua en disant :
« Tiens prend ma bourse, je te l’ai dit, sur toi je ne ferais pas de profit. »
Joshua dit :
«
C’est moi qui te le demande, joins toi à nous. Garde ta bourse et nous
y joignons la nôtre. C’est toi qui t’occuperas désormais des économies
de la communauté. »
Alors Titus pris Joshua à part et lui dit :
« Méfie toi Bonhomme, un gredin reste un gredin, il n’est pas digne de confiance »
Et Joshua lui dit :
« Crois tu que je te ferais encore confiance si tu me reniais ? »
Mais Titus ne comprit pas de quoi parlait Christos.


Chapitre VIII : Le bon maïs de l'ivraie

I. Le cultivateur


Alors ils reprirent leur route et Joshua continuait de prêcher. Ils étaient neuf à accompagner Christos.
Un disciple demanda :
« Bonhomme, pourquoi Dieu va-t-il abandonner ce monde et en créer un nouveau »
Joshua répondit :
«
Un homme planta son maïs mais le soir son ennemi vint semé de l’ivraie.
Le lendemain, il s’en rendit compte mais pour ne pas abîmer le maïs il
laissa pousser l’ivraie aussi. Lorsqu’il fit sa récolte il coupa le
maïs et l’ivraie puis les sépara. Le maïs il le mit dans sa propriété
et l’ivraie il le brûla. As-tu compris disciple ? »
Le disciple dit :
« Honnêtement, non. »
Joshua dit :
«
Sur cette terre pousse le mal. Lorsque Dieu aura fini de créer son
royaume, il y fera venir les âmes pures et brûlera le reste. Le mal
sera à sa place, entretenant le feu éternel et ne pourra pas toucher,
ni même frôler, le royaume de Dieu. »

II. La récolte

Le disciple dit :
« Ca semble plus clair. Et dis moi Bonhomme, quand donc le royaume de Dieu sera t il prêt ? »
Joshua dit :
« C’est la bonne nouvelle que je suis venu annoncé, le royaume de Dieu est prêt. »
Le disciple dit :
« Mais pourquoi ne le voyons nous pas alors ? »
Et Joshua répondit :
«
Avec ce que tu sais, es tu sur de vouloir que Dieu mette fin au temps
dès à présent ? T’es tu posé la question de savoir qui du maïs ou de
l’ivraie tu serais si Dieu devais te juger ? »
Et le disciple dit :
« Il est sage de laisser à Dieu l’heure de la récolte. Tes paroles sont justes Bonhomme. »

III. Le cueilleur

Un autre dit :
« Bonhomme, que faut il faire pour se préparer à l’heure de la récolte ? »
Joshua dit :
«
Vous êtes aussi comme le fruit, il y a le bon et le pourri rongé de
l’intérieur par le ver. Si le cueilleur vient vous enlever à temps,
vous êtes de la récolte. Le temps n’est donc pas le même pour tout le
monde. »
Il dit encore :
« Aussi gardez vous de mentir, de volé,
de tuer pour quelques raisons que ce soit ! Ne le faites ni en pensée,
ni en parole, ni en acte. Soyez tolérant et humble et ne croyez pas
qu’il y ait de choses établies que la foi ne puisse transcender.
Préparez vos esprits à quitter votre corps en pratiquant le renoncement
d’Elias, sinon vous reviendrez à ce monde mauvais et risquerez d’y
rester.»

IV. Le miracle des miches de pain.

Joshua parla
longtemps et une foule en nombre l’écoutait des heures durant. Bientôt
tous les disciples qui écoutaient avaient faim et comme ils avaient
délaissés le travail pour écouter Joshua ils n’avaient pas de quoi
manger. Alors Christos prit une miche de pain et la rompit en deux.
Aussitôt voici qu’il avait une miche de pain dans chaque main. Il
recommença autant de foi que nécessaire jusqu’à ce que tous aient eu à
manger. Il dit :
« Cette nourriture est celle de l’esprit »
Après
avoir mangé une miche, bien que le pain n’apporte pas de « caracs »,
ils eurent tous une impression de boulasse et, d’un coup, voyaient
leurs « caracs » augmenter de vingt pour le reste de la journée. Ainsi
ils eurent quand même un bon emploi ou un bon rendement malgré l’heure
tardive.

V. Kyrène, Ophelia et Uriana

Kyrène, Ophelia et
Uriana qui avaient mangées du pain, comprirent que c’était le nouveau
prophète et elles se joignirent à lui. Christos était alors accompagné
de ses douze apôtres, six hommes et six femmes.

Chapitre IX : Nanare

I. Anna


Alors
on alla trouver Joshua pour dire que son copain Nanare était mort et
que ses sœurs le pleuraient beaucoup. Christos alla donc voir les sœurs
endeuillées. Quand il arriva, il dit :
« Où est Nanare ? »
Anna, la sœur aînée dit :
« Mais Bonhomme, Nanare est mort. »
Joshua la regarda et lui dit :
« Qui te l’a dit ? »
Etonnée, Anna dit :
« Nous l’avons enterré il y a trois jours »
Joshua était autoritaire :
« Mène moi à lui et demande qu’on retire la pierre qui ferme le sanctuaire où il repose. »
Troublée, Anna s’exécuta.

II. L’horloger de Dieu

Alors
Joshua entra dans la grotte. L’odeur fétide ne semblait pas
l’incommoder tandis que les autres s’éloignaient. On entendit :
«
Nanare, lève toi, je suis l’horloger de Dieu et je te redonne ton
heure. Ton âme est vivante et je la rappelle dans le temps, qu’elle
revienne à ce corps. Maintenant ! »
Et l’on vit Joshua comme exténué
sortir en tenant Nanare qui peinait à marcher. On retira les lambeaux
de tissus du corps de Nanare et on le lava, puis il mangea un peu.

III. Le Consolament

On
amena ensuite Nanare à Christos. L’assemblée était en cercle et Nanare
était au milieu, devant Christos. Il s’agenouilla et par trois fois lui
demanda sa bénédiction. Joshua lui dit :
« Je te bénis Nanare, le bon croyant, que Dieu te fasse Bonhomme et te conduise à bonne fin »
Nanare dit :
« Bonhomme, remets moi de mes péchés que mon âme soit pure et le reste. »
Joshua dit :
«
Je console ton âme en jetant tes péchés au feu. Après cette vie tu ne
reviendras plus au monde car tu es destiné à être un ange de Dieu »
Nanare dit :
«
Dorénavant, je pratiquerais le renoncement d’Elias. Mon souffle n’aura
d’envie que de louer Dieu et prêcher sa foi. Mon âme consolée est prête
à voir mourir ce corps. Dieu te bénisse Bonhomme pour tes bienfaits. »
Joshua lui remit alors un caillou et dit :
« Tu es Bonhomme Nanare », et il le serra dans ses bras.

IV. La fête

Après cela, Joshua dit :
« Faisons une fête »
Shara, la plus jeune sœur dit :
« Nous n’avons plus de bière Bonhomme »
Joshua dit :
« Et ces outres que je vois là bas »
Shara dit :
« C’est de l’eau Bonhomme »
Joshua dit :
« Tu te trompes c’est de la bière »
Et
lorsque Shara ouvrit les outres elle y trouva de la bonne bière bien
mousseuse et rafraîchissante. Ils firent la fête et avaient tous une
sacrée boulasse.


Chapitre X : Le temple

I. La célébrité


On entendit partout parler des prodiges de Joshua et tous les miséreux et les infirmes cherchaient à le rencontrer en espérant un miracle. Un jour, un aveugle et un paralytique arrivèrent à lui. Ils supplièrent le prophète de les guérir malgré l’insistance de Titus à les faire déguerpir. Alors Joshua dit sur un ton solennel :
« Toi l’aveugle, lève toi et marche ! Et toi le paralytique, ouvre les yeux et voit ! ».
Tellement content que le prophète leur avait parlé, les deux nigauds reprirent leur route en remerciant Christos et en le louant pour ses bienfaits.

II. La mauvaise nouvelle

Alors Joshua apprit que l’on avait occis Nanare pour effacer les traces de son prodige. Le regard de Joshua s’assombrit. Après une heure de réflexion il dit : « Allons à Jherousalem. »

III. La joyeuse entrée

Joshua arriva à Jherousalem, et au fur et à mesure qu’il avançait dans la ville avec ses douzes compagnons, les gens sortaient dans la rue en chuchotant, « c’est lui ! ». Puis certains vinrent le saluer et bientôt les femmes lui jetaient des fleurs. On le mit sur un âne et il traversa la ville en farandole.

IV. La colère de Joshua

Alors, Joshua se rendit au temple pour prier. Mais il fallait au préalable changer ses écus contre des médaillons à l’effigie d’Aristote pour donner l’aumône aux prêtres à l’intérieure du temple. Les Marchands étaient à leurs affaires car il spéculait sans vergogne sur le change. Pour la première fois, on vit Joshua se mettre en colère et il renversa toutes les échoppes en disant :
« Ceci n’est pas la maison de Dieu, c’est un vil marché parallèle et frauduleux que l’on devrait abroger par un décret municipal ! »

V. Le grand prêtre

Cela fit tant de bruit que le grand prêtre du temple sortit et dit :
« Qui es tu toi pour troubler ce lieu saint ? »
Et Joshua lui répondit sèchement :
« Qui es tu toi pour troubler ma colère ? »
Le grand prêtre dit :
« Je suis le grand prêtre, jeune idiot, tais toi ou je te t’emmène et je te livre aux romains. »
Joshua dit :
« Oseras tu venir me prendre ? Non car tu es lâche. Tu occis le mouton dans ton Eglise et tu spécule sur la foi. Aristote n’a rien dit de cela et moi je te dis que l’animal est ton égale. »
Le grand prêtre dit :
« Tu as blasphémé étranger, Aristote à différencier l’homme de l’animal. Je te ferais regretter ces paroles. »
Le grand prêtre se retira et les troupes romaines arrivèrent qui dispersèrent la foule. Tous les apôtres entourèrent Christos pour le sortir de ce qu’on peut qualifier « un sale pétrin ».
Tous ? Non, un manquait à l’appel, c’était Daju qui semblait s’être perdu dans la foule.


Chapitre XI : Le repas

I. La table


Alors, Joshua demanda qu’on prépare une salle à l’occasion d’un repas où il voulait rassembler ses apôtres. Lorsque tout fut prêt, il demanda à ses apôtres de s’installer autour de la table.
Daju rejoignit Joshua et les autres à ce moment. Titus lui demanda d’un air suspect :
« Hé toi, où étais tu quand Bonhomme était en difficulté ? »
Mais c’est Joshua qui prit la parole et dit :
« Laisse le tranquille Titus, c’est moi qui lui ai demandé d’aller chercher du pain et du lait pour le repas de ce soir. »
Et Daju sortit, du panier qu’il avait en main, quelques miches de pain et des bouteilles de lait qu’il déposa sur la table.

II. L’Apareillement

Avant le repas, chaque apôtre fit le Mélhorament au Bonhomme et Christos les bénit. Alors Christos prit le pain le bénit et dit :
« Voici le pain bénit de Dieu, il est comme mon âme et nourrit votre esprit ». Puis il en donna une miche à chacun et tous étaient étonnés parce que les miches étaient beurrées.
Puis il prit le lait, le bénit et le secoua et le lait se transforma en vin et il dit :
« Voici le vin, il est comme mon souffle et redonne l’ardeur à votre cœur ».
Sur la bouteille on pouvait lire « Beaujolais Nouveau ». C’était de la piquette mais comme personne n’avait encore goûté de ce breuvage, les apôtres le trouvèrent délicieux et aussi qu’il s’accompagnait à merveille avec le pain beuré.

III. Le besoin pressant

C’est à ce moment que Daju prétexta un besoin pressant pour sortir.

IV. La prière

Après le repas, Tous les apôtres étaient comme clairvoyants sur eux-mêmes. Ils demandèrent, un à un, la rémission de leurs péchés. Joshua dit :
« Voici que j’ai lavé vos âmes du pêchés. »
Il donna alors, à chacun, un caillou à qui ils prononcèrent le renoncement d’Elias et puis ils le mirent en poche.
Joshua dit :
« A présent vous voici Bonshommes et Bonnes femmes » et ils se serrèrent chaleureusement dans les bras.
Puis Joshua dit encore :
« Voici la prière du bon père que seul les Bonhommes et les Bonnes femmes ont droit de prononcer. »
Il prit un souffle inspiré et dit :
« Père saint, juste Dieu des Bonnes âmes, toi qui ne te trompas jamais, qui jamais ne mentis, qui jamais n'erras, qui jamais ne doutas afin que nous ne mourrions pas dans le monde de la créature sans nom, puisque nous ne sommes pas de son monde et qu'il n'est pas du nôtre. Apprends-nous à connaître ce que tu connais et à aimer ce que tu aimes. Ne nous soumet pas au feu de l’enfer mais réunit nous autour de la table et du pinard.»
Les apôtres étaient émerveillés par la prière de Joshua.

V. Le départ

Joshua extirpa les apôtres de leur béatitude et dit :
« Lorsque je ne serais plus parmi vous, vous ferez cela en mémoire de moi. »
Il parlait de l’Appareillement et de la prière du bon père.

VI. Le reniement

Titus dit :
« Bonhomme que veux tu dire ? Comptes tu partir sans nous prévenir ? » Il était inquiet.
Joshua répondit :
« Là où je vais, vous ne me suivrez que plus tard.»
Titus dit :
« Là ou tu iras, j’irais aussi Bonhomme ! »
Et Joshua lui dit :
« Avant le chant du coq tu m’auras renié trois fois Titus. »


Chapitre XII : L'arrestation

I. La trahison


Alors une troupe de soldat Romain entra à grand fracas dans la salle. Le centurion tenait Daju par le collet et dit :
« Alors Daju, désigne moi lequel de ces hippies est Joshua. »
Sans oser lever les yeux et regarder ses compagnons, Daju dit :
« C’est le barbu. »
Le centurion dit :
« Soit plus précis, crème d’andouille, je vois cinq barbus ! »
Mais Joshua se leva et dit
« Est ce moi que tu cherches soldat ? »
Alors les gardes romains se saisirent de Christos.
Pris de remords, Daju dit :
« Pardonne moi Bonhomme, je t’ai trahi et la douleur m’étreint le cœur. »
Joshua dit :
« Je te pardonne Daju car ton rôle était plus difficile que le mien, paix sur ton âme. »
Alors les romains s’en allèrent en prenant Christos.

II Le regard de Titus

Titus se mit en colère et attrapa Daju par le collet bien fermement. Il dit :
« Toi ! Je ne sais pas ce qui me retiens de te…. », Puis il relâcha Daju car il se rappela qu’il était Bonhomme et qu’il ne pouvait plus user de violence. Il lui remit sa chemise en ordre et dit :
« Va t’en te faire pendre ailleurs. »
Et plus tard, Daju s’exécuta. C’est que Titus était convaincant quand il vous perçait de son noir regard.
Puis, Titus dit aux autres :
« Je m’en vais suivre les soldats à distance et voir où ils retiennent Bonhomme. »
Et il partit dans la nuit noire.

III. Pierre Ponce :

On amena Christos devant Pierre Ponce, le gouverneur de Jherousalem. Ce dernier dit :
« Ainsi c’est toi le Bonhomme dont tout le monde parle. On dit que tu fais des prodiges ? »
Mais Joshua ne répondit pas. Alors Pierre Ponce dit :
« Tu as tort de faire la mule. Je n’ai rien contre toi et je peux t’apporter gloire et prospérité ou encore une mort atroce et certaine. »
Joshua dit :
« Tu ne peux rien m’apporter que je n’ai déjà. L’empire sur lequel tu assieds ta tyrannie est moribond alors que voici venir le royaume de Dieu. »
Pierre Ponce dit :
« Ainsi tu serais un rebelle qui veut amener un nouveau pouvoir ? Et quel est le chef de votre bande ? C’est toi ? »
Joshua dit :
« Le royaume dont je te parle n’est pas de ce monde et est celui de Dieu. »
Pierre Ponce dit :
« Essaye de m’aider jeune homme. Donne moi une bonne raison pour te pendre ; ou nie les accusations lancés contre toi, que je puisse te relâcher. »
Joshua dit :
« Pour rien au monde je ne voudrais prendre une décision à ta place. »
Alors Pierre ponce dit :
« Tant pis pour toi. Dis toi bien que ton petit jeu ne te mène nulle part jeune homme et qu’au mieux tu auras troublé ma digestion par tes paroles. »
Alors il le fit reconduire en cellule.

IV. Bar-Tabac

Alors Pierre Ponce fit venir le grand prêtre et lui dit :
« Grand prêtre, demain je ferais crucifier Bar-tabac, l’ignoble dealer, et Joshua. Mais comme je suis bon, je te donne la possibilité de gracier l’un où l’autre. Je ferais mention de ton choix au peuple. »
Sans hésiter le grand prêtre dit :
« Faites libérer Bar-tabac, il a encore une dette de 300 écus à mon égard. »
Et Pierre Ponce se lava les mains.

V. Le chant du coq

Alors, dans la nuit, la nouvelle de l’exécution prochaine de Christos se répandit à toute vitesse.
Titus était dans une taverne et il apprit la terrible nouvelle. Un de ceux qui étaient assis dit :
« Toi, je te reconnais, tu es un des apôtres de Joshua »
Titus dit :
« Pour sur que non, je ne sais même pas de qui tu parles. »
L’homme dit :
« Pourtant c’est bien toi, j’en suis sur. Tu es Titus. »
Titus répondit :
« Cela est faux ! Comment pourrais tu me reconnaître, j’ai une cagoule et des ray ban. »
L’homme dit :
« Moi aussi j’ai des ray ban, je suis l’aveugle que vous avez croisé l’autre jour et je reconnais une voix parmi mille autres. »
Titus dit :
« Une coïncidence, c’est tout ! »
Puis il paya sa chopine et s’en alla sans attendre plus longtemps. Lorsqu’il sortit de l’auberge le coq chanta et Titus pleura toutes les larmes de son corps.


Chapitre XIII : La mort de Christos

I. Le supplice


Comme tous les condamnés à la crucifixion, Joshua subit moult tortures ; en ce comptez les coups de fouets, la couronne d’épine et le mantel plein de poils à gratter. Cependant pas un de ses os ne fut brisé.
Alors, quand arriva midi, Joshua du porter sa croix jusqu’au « Grosbêta » la colline des suppliciés. Ceux qui voulaient l’aider, se faisaient piquer par les lances des soldats. Une foule de païen en délire se réjouissait de l’évènement. Les apôtres et une poignée de disciples suivaient le morbide cortège.
On crucifia Joshua.
Les païens autour de lui le raillaient et se moquaient.

II. Le dernier calvaire

Puis la flamme apparut à nouveau et dit :
« Sache que je suis le premier à regretter ce qui t’arrive. »
Joshua lui dit :
« N’as-tu pas compris ? Tu viens de perdre la bataille que t’a livrée Dieu. »
La flamme dit :
« Le crois tu ? Moi je n’ai vu que ton propre suicide. C’est ton orgueil qui t’a mené ici. Regarde là bas, ces femmes et ces hommes qui pleurent. Ce sont tes apôtres ! C’est ton père et ta mère ! Ce sont les sœurs de Nanare ! Et c’est même Natshata qui t’aime en secret.
Est cela que tu voulais apporter au monde ? Crois moi, Dieu est égoïste et ne pense qu’à lui en se jouant de nous. »
Joshua sentait doucement l’asphyxie le gagner. Il dit dans un souffle de souffrance.
« Je suis pour eux une fleur où ils vont butiner, et leurs larmes sont leur repentir. Regarde, il arrose la terre ou l’on m’a planté. C’est mon âme qui les nourrit et pas mon corps.
Toi, tu es mort, mais tu refuses de le croire. Pourquoi penses tu que tu n’as plus de forme? Je ne suis qu’un rêve pour toi et tu devra apprendre où est ta place et ce qui t’es dû. Crains mes Bonhommes qui te chasseront du cœur des hommes. »
La vie le quittait et chaque respiration était une douleur. Dans son essoufflement il dit encore :
« Bientôt, même tes sbires seront rendus à Dieu. Tu seras le Roi de l’enfer sans peuple car aucune âme ne pourra vivre chez toi. »
La flamme s’évapora dans un tourbillon. Et dans le sifflement du vent on entendit :
« Foutaîses ! »
Alors Joshua lâcha son dernier son souffle et mourut.


Chapitre XIV : L'ange de Dieu

I. Le caillou


L’on plaça la dépouille mortelle de Joshua dans une grotte funéraire. Après trois jours, Natshata sentit le besoin d’aller se recueillir sur la tombe de Christos. A son étonnement, la pierre qui scellait la tombe était déplacée et la tombe elle-même était vide. Il n’y avait plus qu’un caillou en lieu et place du corps de Joshua. Elle le prit et le mit en poche.
Alors un homme l’approcha et lui dit :
« Femme, que cherches tu ? »
Mais Natshata reconnut Joshua malgré que son visage était comme de lumière. Elle dit :
« Bonhomme, quelle joie de te revoir. »
Elle dit encore :
« Je venais te prier pour que ton âme me pardonne car je t’ai désiré plus que je ne t’ai écouté.»
Christos dit :
« Tu n’as pas désiré, tu as aimé. Tes pêchés sont remis. Tu écriras mon histoire pour les Bonhommes et les Bonnes femmes. Garde le caillou que tu as pris, c’était celui d’Elias, il t’enseignera la vie et le renoncement d’Elias. Cela aussi tu l’écriras car les monastères d’Elias disparaîtront, plus de mille ans, au profit de l’église de Titus. Tu joindras donc la vie d’Elias à la mienne dans ton texte.»
Alors, Natsacha, savait qu’elle était Bonne Femme.

II. Le cahier des charges

Les autres disciples et apôtres se cachaient pour ne pas se faire reconnaître. Alors Joshua leur apparut plein de lumière. Il dit :
« Vous n’avez rien à craindre car je vous bénis. Je vous donne le don des langues pour répandre la bonne nouvelle de part le monde. »
Il rajouta :
« Le temple sera détruit en trois jours. A ce signe vous reconnaîtrez la fin des empires. Alors, les royaumes renaîtront. »
Il dit encore :
« Vos larmes ont définitivement lavée vos pêchés. Toi aussi Titus, je sais que tu as pleuré. Mais pour te sauver d’avoir par trois fois menti, je te donne le dur labeur de remettre l’Eglise Aristotélicienne dans le droit chemin et d’en refaire les fondements. Oui, par le labeur d’une vie aussi je console ! Fais le bien du reste de ta vie Titus. »
Il s’adressa à Samoth :
« Samoth, toi qui est le fidèle des fidèles, donne un coup de pouce à Titus en faisant savoir au croyant Aristotélicien ce qu’ils doivent savoir. Tu écriras pour eux mon histoire dans ce que j’ai dit et qui prolonge le discours d’Aristote. Tu vivras vieux et je te reverrais avant que tu ne laisses ton corps à la terre.»
Il termina en disant :
« Soyez dans la joie car vous êtes des vivants. Moi je m’en retourne auprès de Dieu et je vous attends pour faire le tour du propriétaire. »

III. L’étoile du berger

Alors l’humble Joshua, fit appel à un ange mineur, voir médiocre, qui s’appelait Luya et qui devait le mener au ciel. Joshua grimpa sur son dos et il dit :
« Allez luya ! »
Alors il monta au ciel, passa la lune et le soleil sans s’y arrêter, puis se fondit dans le noir océan de l’univers.
Et à leur grande stupeur, les apôtres et les disciples virent soudain une nouvelle étoile brillante au milieu du ciel qui ne bougeait pas. Ils dirent ensemble :
« C’est l’étoile du Berger qui guide les âmes au royaume de Dieu. »


IV. Epilogue

Ainsi furent les choses que j’ai vue et entendue, Moi Natsacha, faite bonne femme par Christos, premier ange de Dieu.
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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:47 pm

Citation :
Livre III : La fin des temps

non traduit
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Sidhi

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 3:49 pm

Citation :
Catharisme: commentaires

I Ce qui anime la foi d’un cathare renaissant:

Le cathare renaissant définit le bien et le mal comme deux choses distinctes qui ne se mélangent pas, au mieux ces entités se côtoient. C’est un dualiste optimiste.

Pour le cathare renaissant, Dieu est la définition du bien. Le mal ne peut donc venir en aucun cas de Dieu, ni de manière directe ni de manière détourné.

Pour le cathare renaissant, le mal s’incarne dans la « bête sans nom », celui qui a la mort dans l’âme.

Le cathare renaissant croit en la métempsycose, c'est-à-dire en la réincarnation. Pour le cathare renaissant, lorsqu’un homme meurt, soit son âme est purifiée par le consolament et il va droit au soleil; soit son âme n’est pas pure et, dans ce cas, elle se réincarna dans un nouveau corps jusqu’à ce qu’elle soit lavée de tout péché.
Cependant, lorsqu’un homme s’est par trop fourvoyé dans le péché, son indolence au monde guide son âme sur la lune où elle est suppliciée par les sept damnés avant d’éventuellement pouvoir encore se réincarner sur terre.

Pour le cathare renaissant, l’enfer existe et se trouve dans les entrailles de la terre, où habite la créature sans nom avec ses sbires.

Le cathare renaissant croit que Dieu a révélé à Elias le livre des fondements de la foi et que le renoncement d’Elias lave l’âme de tous péchés. Celui qui fait le vœu de pratiquer le renoncement d’Elias peut recevoir le Consolament et devenir bonhomme.

Le cathare renaissant croit aussi qu’une vie de labeur vouée à la communauté, et au bien, peut laver l’âme de tout pêché au moment du trépas par le Convenenza.

Le Cathare renaissant croit que Christos est le premier ange de Dieu.

Le cathare renaissant croit qu’à la fin des temps le monde disparaîtra avec le mal et que la cité de Dieu, archétype du bien, fera des hommes ses anges.


II Les rituels cathares

Les cathares renaissants ne reconnaissent qu’un seul sacrement, c’est le consolament.
Le consolament est la rémission définitive des péchés. Celui qui reçoit le consolament retrouve une âme pure lavée de tout péchés. Pour qu’il garde cette âme pure il doit dans le même temps faire le vœu du renoncement d’Elias.
Ceux qui reçoivent le consolament deviennent alors des bonshommes (ou des bonnes femmes).

Le Convenenza, ou consolament du mourant, peut être donné au bon croyant qui le demande à l’heure de son trépas; s’il a fait le bien durant sa vie et pratiquer la pénitence pour ses pêchés. Ainsi, le brave ne devra pas se réincarner et aura sa place au soleil.

Le mariage du cathare renaissant existe et est célébré, mais n’est reconnu que l’amour qui unit deux êtres. S’ils ne s’aiment plus, les époux pourront se séparer.

Le Baptême confirme le bon croyant. Il ne peut se faire que si le baptiser en fait le choix personnel et convaincu. Les jeunes enfants ne peuvent donc pas être baptisés tant qu’ils ne sont pas en mesure de le demander et de le motiver par eux-mêmes. Il est de coutume que le bon croyant se fasse baptiser à l’âge adulte.

L’Apareilement (ou Aparelhament) est la cérémonie donnée par les bonshommes (ou les bonnes femmes). Ils y font des prêches et récitent la prière du bon père, ensuite ils bénissent les bons croyants.
L’Apareilement se déroule dans des maisons de prières mais peut aussi se faire chez l’habitant.
Le rituel du repas enseigné par Christos n’est pas intégré à la cérémonie mais fait généralement l’objet d’un repas, au sens littéral du terme, après l’Apareilement.

Le melhorament est une bénédiction. Le melhorament est pratiqué par le bon croyant et consiste à faire trois génuflexions devant un bonhomme (ou une bonne femme), en lui demandant sa bénédiction. Ce dernier bénit le bon croyant en lui souhaitant d’aller à bonne fin.


III. Le bon croyant

parchemin restant à déchiffrer


IV. Le bonhomme et la bonne femme

Lorsqu’un bon croyant reçoit le consolament, il devient bonhomme (ou bonne femme), c'est-à-dire que son âme est pure et qu’il est prêt à rejoindre Dieu.
Lors de son consolament, un bonhomme fait le vœu du renoncement d’Elias devant un caillou qu’il garde sa vie durant en poche et que l’on enterre avec lui.

Le bonhomme consacre alors sa vie à Dieu et aux révélations des prophètes. Il pratiquera uniquement le bien, en offrant de bons salaires, en n’achetant pas systématiquement les denrées les moins chères sur le marché, en ne surproduisant pas de son artisanat, en prêtant ses écus à d'autres croyants, en modifiant ses cultures aux éventuels besoins du village, et bien d’autres choses encore que la vertu ne manquera pas d’inspirer au bonhomme.

Le bonhomme ne peut pas être boucher. S’il est forgeron, il ne peut pas produire d’épée, ni de couteau. Le Bonhomme ne peut pas acquérir d’épées ou de couteaux. Le bonhomme ne peut pas élever de vaches ou de cochons. Le bonhomme ne peut pas occire d’animaux et ne peut pas proposer d’offres d’emplois qui vont dans ce sens.
Lorsqu’il voyage, le bonhomme est autorisé à se défendre et à s’équiper d’un bâton et d’un bouclier.

Le bonhomme, lorsqu’il est érudit, voyage sans le sou (sauf pour étude) et sans marchandises, comme le mendiant, pour prêcher l’enseignement de la foi vraie. Souvent les bonshommes voyagent par deux, non pas pour être plus fort, mais, au pire des cas, pour partager sa mauvaise fortune avec un frère. Cependant, il est arrivé que Dieu intervienne et que des assaillants qui s’en prenaient aux bonshommes soient retrouvés morts sans que les bonshommes n’aient eu à lever la main.

Le bonhomme fait vœu d’abstinence et ne peut pas se marier, ni avoir de liaisons charnelles.

Si un bonhomme est pris en faute par rapport à son vœu de renoncement ; suivant la gravité de sa faute, son statut de bonhomme lui sera retiré temporairement ou définitivement.

Les thèmes de prêche les plus fréquents du bonhomme sont l’humilité et la volonté, le renoncement et la tolérance, l’entraide et la fraternité, la modération et la pondérance, le partage ainsi que l’amour de Dieu et du prochain.

Les Bonshommes donnent le consolament, le convenenza et les bénédictions. Ils sont les seuls à pouvoir célébrer un Appareillement et sont les seuls à pouvoir réciter la prière du bon père. Ce sont eux aussi qui reçoivent les confessions et qui donnent le repentir et la pénitence. Dans la mesure du possible, le bonhomme est invité à ouvrir une maison de prière sur la halle de son village.


V. Le Héraut

Le héraut est le porte parole des cathares renaissants. Sa fonction n’est pas un titre hiérarchique.
Le héraut doit informer sa communauté des avancées de cette dernière et de ses relations avec son entourage.
Le héraut doit informer sa communauté des lieux et des débats où il la représente et parle en son nom.
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Algador

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Ven Mai 23, 2014 5:43 pm

Merci, j'ai pris les livres, c'est trés utile Sidhi, je te remercie pour la bibliothèque. Plus qu'a les ranger. Du coup tu n'as pas du tout le livre 3 du catharisme dommage mais je vais essayer de me le procurer autrement.
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Sadjia

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Dim Mai 25, 2014 12:09 am

Je m'excuse de poster ici, mais ... Est-ce qu'il y a aussi une "pastorale" et un "baptême" à faire pour cette religion?
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Pegas

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MessageSujet: Re: Al Alcazar   Dim Mai 25, 2014 1:48 am

bonne question  lol! je n'en ai pas la moindre idée ^^

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